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17 décembre 2009

RDC : 47 morts au sud de Dongo

L'armée congolaise (FARDC) affirme avoir tué 47 insurgés au sud de Dongo, après la reprise de la ville par l'armée dimanche. Selon la MONUC, actuellement sur place, la résistance a été "assez importante". 150 000 personnes auraient quitté la zone.

carte RDC Afrikarabia Dongo 2.jpgLes FARDC ont communiqué leur bilan, après la reprise de la ville de Dongo. L'armée régulière aurait tué 47 insurgés et eu 32 blessés dans ses propres rangs. Ce bilan n'a pas été confirmé par d'autres sources. Depuis fin octobre, de violents combats opposent un groupe de l'ethnie Lobala, mené par un féticheur, à celle des Bomboma. Le conflit s'est peu à peu propagé en directection de Gemena et Libenge. Une centaine de personnes ont été tuées au cours de l'attaque et plus de 150.000 ont fui les villages, au fur et à mesure de l'avancée des insurgés (appelés aussi "patriotes-résistants"). Depuis maintenant plus d'un mois, l'armée et la police congolaise, aidées par les casques bleus de la MONUC peinent à rétablir l'ordre.

Christophe Rigaud

RDC : La MONUC prend position à Gemena et Bozene

Les Casques bleus viennent d'installer une base opérationnelle temporaire à Gemena et Bozene. La situation semble donc sous contrôle dans cette province de l'Equateur, au nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC). Les violences ethniques en Equateur ont provoqué la fuite de 120 000 civils en majorité vers l’intérieur du pays et au Congo-Brazzaville voisin.

carte RDC Afrikarabia Gemena.jpgLe commandant des opérations militaires de la MONUC s’est rendu à Dongo, ville d'où sont parties les violences fin octobre. La situation est stabilisée, selon la MONUC et les casques bleus encouragent les populations à revenir.

RDC : Kabila au secours de la MIBA

Une enveloppe de 20 millions de dollars... c'est la promesse de Joseph Kabila pour relancer la société minière de Bakwanga, la célèbre MIBA. Une petite bouffée d'air pour ce fleuron du secteur minier en République démocratique du Congo (RDC)... en attendant les 100 millions de dollars du plan de relance des sud-africains Industrial Development Corporation et Development Bank of Southern Africa.

DSC02325 copie.jpgPour le président congolais, « le plan de redressement de la MIBA prévoit la mise à disposition à court terme de la somme de 20 millions de dollars américains, par l’Etat dès le début de l’année prochaine ou avant la fin de cette année si possible. Des efforts sont déployés pour parvenir à l’ordre des besoins de financement de la MIBA ». Un gros chèque qui devrait notamment permettre de régler les importants retards de salaires aux employés de la MIBA. Ce coup de pouce ne pourra être efficace "sans un changement radical dans les méthodes de gestion" selon Joseph Kabila, qui a également appelé la population du Kasaï Oriental à envisager des solutions alternatives au diamant et à diversifier les sources de richesse dans cette province.

Photo : Le site de la MIBA en 2005 (c) Christophe Rigaud

16 décembre 2009

RDC : Kimia II, c'est fini !

L'opération militaire menée dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC) et appuyée par l'ONU, contre des rebelles rwandais des FDLR, se terminera à la fin décembre

Logo ONU.jpgKimia II s'achèvera le 31 décembre, selon Alan Doss, envoyé spécial de l'ONU en RDC, lors d'une réunion du Conseil de sécurité sur la mission d'observation dans ce pays (MONUC). L'opération Kimia II avait été lancée en mars dernier pour chasser les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), sources d'instabilité au Kivu.

Finances : Kabila seul maître à bord

Depuis le week-end dernier, le président Kabila tient tous les cordons de la bourse en République démocratique du Congo (RDC). La présidence congolaise vient d'annoncer le rattachement de l’Inspection générale des Finances (IGF) à ses services.

Drapeau RDC 2.jpgMaintenant, seul le président de la République est habilité à "donner injonction à cette structure pour opérer des contrôles des différents services de l’Etat liés au fonctionnement de l’économie nationale et des services des douanes". Néanmoins, la justice peut agir par voie de réquisition pour obtenir certaines informations. Le communiqué précise également les attributions de l’inspecteur général et confirme "que les membres de l’IGF sont des fonctionnaires avec un statut particulier".

Le président congolais souhaite donc reprendre la main sur les finances de l'Etat après plusieurs différents au sein de l'exécutif gouvernemental. Une reprise en main qui intervient également à moins de deux ans des élections présidentielles de 2011.

Christophe Rigaud

15 décembre 2009

RDC : François Muamba toujours contesté

Une crise de légitimité agite toujours le MLC congolais. Depuis la perte de la province de l'Equateur, bastion historique du parti, rien ne va plus au sein de la formation de Jean-Pierre Bemba. Le président du mouvement est toujours en attente d'une hypothétique mise en liberté provisoire et le leadership du MLC, assuré par François Muamba, semble de plus en plus contesté. D'anciens membres du MLC, rassemblés aujourd'hui au sein du MPDC (Mouvement populaire de défense du Congo) continuent de demander le départ du secrétaire général du parti, François Muamba. La guerre de succession a-t-elle commencé ?

Image 1.pngDans un communiqué, le MPDC revient sur les différents revers du MLC ces derniers mois : " la perte de la province de l’Equateur pourtant acquise à l’opposition. Le refus d’accorder la liberté provisoire à Jean Pierre Bemba sans motif probant. L'intensification des représailles contre les citoyens Congolais notamment ceux de Dongo. L’autosatisfaction et la dérive totalitaire du régime actuel. Le musellement de l’opposition politique interne, non institutionnelle et non parlementaire...". Le MPDC en tire les conséquences et souhaite se positionner comme un acteur à part entière de la scène politique congolaise. Sans renier Jean-Pierre Bemba, qu'ils "dissocient" maintenant de la direction du MLC, le MPDC souhaite prendre "la direction politique de l’opposition jusqu’aux portes de 2011". Ils veulent également "abolir l’exécutif du MLC actuel et rassembler et solidifier l’opposition sous nos ordres". Ce mouvement, dirigé depuis Paris par Joris Nkombe, rejette également les résultats des élections en Equateur et qualifie son nouveau gouverneur, Jean-Claude Baende (ex-MLC), de "traître".
Une fois de plus, en l'absence du chef Jean-Pierre Bemba, détenu par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre, le MLC paraît toujours aussi désemparé. La prochaine échéance présidentielle de 2011 risque en effet de se dérouler sans le leader historique du mouvement, coincé dans sa prison de La Haye. Qui portera les couleurs du MLC dans ce scrutin ? Difficile de le dire aujourd'hui, mais les appétits sont déjà bien aiguisés.

Christophe Rigaud

RDC : L'économie repart au Katanga

L'activité minière reprend des couleurs à Lubumbashi. Plusieurs grandes entreprises minières de la province du Katanga en République démocratique du Congo (RDC) ont repris totalement leurs activités. Avec la crise économique, de nombreuses sociétés avaient déserté le secteur... elles sont désormais de retour.

DSC02254.JPGLa relance des activités minières est dopée par la hausse du prix des métaux sur le marché mondial et notamment le prix du cuivre qui se vend aujourd’hui à 6.900, voire 7.000 dollars américains au lieu de 3.000 l’année passée. C’est donc un signe positif pour l’avenir de l’économie de cette province, dans la mesure où cette reprise devrait permettre de réintégrer de nombreux ouvriers... au chômage depuis plusieurs mois.

Les entreprises, citées par le chef de division provincial des Mines, Emmanuel Kyanda, sont Chemaf, de Rwashi Mining, mais aussi Comsa et Frontiers qui ont repris toutes leurs activités.

Photo : Lubumbashi, capitale du cuivre 2005 (c) Christophe Rigaud

14 décembre 2009

RDC : Dongo sous contrôle

L'ONU, par la voix de sa Mission en République démocratique du Congo (RDC), affirme que l'armée régulière congolaise (FARDC) a repris dimanche le contrôle de la ville de Dongo. Depuis fin octobre, cette localité du Nord-Ouest du pays, est victime de violences qui ont provoqué le départ de 115 000 réfugiés.

Dongo devait déjà être sous contrôle depuis plusieurs jours, selon le gouvernement congolais, mais visiblement cela n'est encore carte RDC Afrikarabia Dongo 2.jpgpas le cas. De nombreuses troupes de la police et de l'armée congolaise étaient sur place pour reprendre la main sur la rébellion, qui défie le pouvoir en place en RDC. Ce conflit sème le trouble dans la province de l'Equateur depuis la fin octobre de cette année.

RDC : Internet et la guerre à Dongo

Depuis fin octobre, il est difficile de savoir précisément ce qui se passe dans la province de l'Equateur (Nord-Ouest de la République démocratique du Congo). Une rébellion de "patriotes-résistants" affirme tenir tête à l'armée régulière de Kinshasa, mais cette guerre est sans image... ni sources fiables. Alors le combat médiatique se passe sur internet, à coup de guerre de communiqués. Un site s'enflamme pour les insurgés, celui de l'Apareco d'Honoré Ngbanda, mais aussi des radios comme Radio Lobiko ou Radio TV Bendele. Un seul problème : leurs informations sont invérifiables.

Image 1.pngDepuis la fin octobre 2009, un conflit, présenté comme "interethnique", secoue la province de l'Equateur en République démocratique du Congo (RDC). Les violences opposaient Enyele et Mozanya, le mouvement fait tâche d'huile et semble vouloir défier le pouvoir central à Kinshasa. Rapidement, un mouvement de "patriotes-résistants" envoie communiqués sur communiqués et revendique des victoires militaires sur le terrain. Relayée par le site d'Honoré Ngbanda, ancien chef du renseignement du maréchal Mobutu, la rébellion affirme avoir fait tomber la ville de Libenge, puis avoir capturé 25 000 tonnes d'armes à l'armée régulière ou tenir la ville de Bozene d'où s'exprime le chef des "patriotes-résistants", un certain Ambroise Lobala Mokobe.
Le site de l'Apareco prétend également que des soldats rwandais s'en prennent à la population de Gemena, que les tutsi du CNDP se préparent à proclamer la "République des Volcans", prémices à la balkanisation de la RDC. Toujours sur la toile, Radio TV Bendele appelle à envoyer de l'argent "en faveur des victimes" de Dongo, avec numéros de comptes à la BCI ou à la banque Halifax.

En face, le gouvernement congolais fait ce qu'il peut pour démentir toutes ces rumeurs, mais l'affluence de réfugiés à la frontière du Congo-Brazzaville ne rassure aucun observateur sur la situation sur place. 115 000 civils ont fui les combats du Nord-Ouest de la RDC et 77 000 d'entre eux se sont réfugiés au Congo-Brazzaville voisin.

Pour autant, de nombreux spécialistes de la région se pose la question : "rébellion ou manipulation ?". Difficile de faire la part des choses, mais un élément est certain : les "patriotes-résistants" cherchent à récupérer les violences de l'Equateur... espérant pouvoir en tirer un profit politique, le moment venu. Pour l'heure, la rébellion semble avoir un combat d'avance sur internet... faute d'informations précises et fiables des autorités congolaises.

NB : Selon les dernières informations en provenance de Dongo, la MONUC annonce que les FARDC ont repris la ville ce dimanche et en contrôleraient tous les accès. Mise à jour : lundi 14 décembre à 11h30.

Christophe Rigaud

RDC : Le MLC inquiet de la situation à Gemena

Perquisitions à la résidence de Jeannot Bemba... incidents avec les gardes de la résidence du sénateur Jean-Pierre Bemba, les derniers événements à Gemena (Nord-Ouest de la République démocratique du Congo) inquiètent le Mouvement de la libération du Congo (MLC). Le parti d'opposition congolais dénonce ces tentatives d'intimidations, alors que l'armée et la police congolaise "contrôlent" la zone.

Afrikarabia logo.pngSur le site de radiookapi.net, le témoignage de Jacques Ndjoli, sénateur du MLC, décrit plusieurs violations du droit de propriété : « depuis 24 heures, on voudrait relever la garde qui veille dans la résidence du sénateur Jean- Pierre Bemba et mettre des militaires venus pour les opérations de Dongo. Et cette situation nous inquiète parce qu’il s’agit d’un glissement que nous estimons dangereux. Ces opérations n’obéissent ni aux règles de droit, encore moins aux accords qui ont été pris après les élections »

Depuis le 4 décembre dernier, le général John Numbi, affirmait que des éléments de police étaient en partance pour Dongo, pour rétablir l’ordre dans la région. et non pas pour traquer. Le général Numbi n’avait pas toutefois précisé le nombre de ces éléments. Le même jour, le nouveau gouverneur de l’Equateur, annonçait le démarrage des opérations de de police.

D'après la MONUC, la police et les FARDC mènent déjà des opération armées dans le secteur de Dongo, avec l'appui logistique des casques bleus. Et toujours selon la MONUC, l'opération avait même déjà débuté à Gemena. Depuis le 9 décembre, la police patrouille effectivement dans la ville de Gemena et tiennent de nombreux barrages aux sorties de la ville. Une ville "sous contrôle" de Kinshasa donc, qui n'hésite pas à perquisitionner les résidences des Bemba père et fils, c’est ce que dénonce le MLC.

Christophe Rigaud

12 décembre 2009

RDC : Laurent Nkunda sera entendu le 13 janvier

Selon un communiqué provenant de la famille de Laurent Nkunda, la Cour suprême de Kigali aurait confirmé la tenue d'une audience, le 13 janvier 2010. Jusqu'à présent, toutes les demandes de remise en liberté du général rebelle étaient restées lettres mortes. Son cas sera donc examiné au cour de cette audience.

Image 1.pngPour Maître Bourgon, l’avocat canadien de Laurent Nkunda : « il est vraiment étonnant qu’une requête demandant la mise en liberté d’une personne qui serait détenue illégalement ne puisse être entendue d’urgence - vacances judiciaires ou pas – car toute violation du droit fondamental à la liberté mérite d’être entendue sans délai. Néanmoins, nous sommes très satisfaits puisque le 13 janvier, nous aurons l’occasion de plaider la cause de Laurent Nkunda devant le plus haut tribunal du Rwanda. Nous allons d’ailleurs tout faire pour que le plus grand nombre possible d’observateurs internationaux soient présents pour cette audience, qu’il s’agisse d’organisations non gouvernementales intéressées par les droits de l’homme ou d’États ».

Les avocats du général congolais rappellent "qu'à ce jour, aucun mandat d’arrestation, international ou autre, n’a été émis et aucune accusation n’a été portée contre Laurent Nkunda".

RDC : Nouveau prêt de 551 millions de dollars du FMI

Le FMI met la main à la poche. Le Fonds monétaire international vient d'accorder un prêt de 551 millions de dollars sur trois ans à la République démocratique du Congo (RDC). Autre bonne nouvelle : une rallonge de 72 millions de dollars a également été accordé, au titre des pays très endettés.

images.jpgDans son communiqué, le FMI estime que "la RDC a accompli des progrès important sur le plan économique et social depuis 2001, ce dont a témoigné la transition politique vers un gouvernement élu de manière démocratique". Mais tout n'est pas parfait pour le Fonds monétaire international : "la situation économique et sociale reste mauvaise, les infrastructures du pays sont dilapidées et la dette extérieure n'est plus tenable". Ce nouveau prêt sera accordé par tranches et devra soutenir le programme de réforme destiné à réduire la pauvreté.

10 décembre 2009

RDC : Gemena toujours sous tension

Barrages filtrants, barrières sur tous les axes routiers menant à Gemena... la police congolaise semblait contrôler la situation dans cette localité du Nord-Ouest de la République démocratique du Congo (RDC). De nombreux civils ont pourtant fui Gemena, craignant l'arrivée de la rébellion, annoncée à 60 km de la ville.

carte RDC Afrikarabia Gemena.jpgLa peur est maintenant installée dans ce chef-lieu du Sud-Ubangui. De nombreux habitants se sont réfugiés à Akula, Karawa et Zongo, à la frontière de la Centrafrique voisine. Depuis la fin octobre, de violents combats se déroulent dans cette province de l’Equateur. Des insurgés, "patriotes-résistants", mènent la vie dure à la police et aux troupes de l'armée régulière de RDC. La rébellion sème la terreur partout où elle passe, comme à Dongo, où ce mouvement est né. L'Etat congolais peine toutefois à rétablir l'ordre et Joseph Kabila, a promis, dans son discours devant le congrès, de reprendre la main au plus vite... et de restaurer l’autorité de Kinshasa en Equateur. Selon radiookapi.net, la police aurait levée les barrages à Gemena et la population continuerait de fuir la ville.

Christophe Rigaud

RDC : Le président de la CPI à Kinshasa

C'est une première, le Président de la Cour pénale internationale (CPI), Sang-Hyun Song, est à Kinshasa jusqu'au 15 décembre prochain.Il rencontrera les autorités congolaises, ainsi que des membres des organisations de la société civile locale et des communautés touchées par le conflit en Ituri. Objectif affiché par la CPI : renforcer la coopération apportée par la RDC et mieux faire comprendre le mandat de la Cour.

Logo CPI.jpgLe Président de la CPI rencontrera le ministre congolais des affaires étrangères, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, le chef de la Mission de l’Organisation des Nations Unies en République du Congo (MONUC) et les membres du corps diplomatique.

Sang-Hyun Song se rendra ensuite dans l’Est du pays, à Bunia, le chef-lieu du district de l’Ituri, où il rencontrera des membres des communautés affectées par les crimes qui font actuellement l’objet d’enquêtes par la Cour, ainsi que des représentants des autorités locales, des magistrats des tribunaux locaux, des membres d’organisations locales de défense des droits de l’homme et des journalistes.

Il visitera également la ville de Fataki (située à 85 km au nord de Bunia), qui a été parmi d’autres le théâtre de combats en 2003. Il y prendra part à une réunion à laquelle seront invités le grand public, des représentants des autorités locales, des chefs religieux et coutumiers, des enseignants, des représentants d’associations féminines et des membres de la presse locale.

La République démocratique du Congo (RDC) est concernée par 3 affaires dans les mains de la CPI : tout d'abord le cas Thomas Lubanga Dyilo, puis celui de Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui et enfin la cas Bosco Ntaganda. Un mandat d’arrêt a en effet été délivré à l’encontre de Bosco Ntaganda, mais celui-ci n’a pas encore été appréhendé. Reste enfin le cas Jean-PIerre Bemba, qui n'est pas appréhendé sur une affaire concernant la RDC, mais la République centrafricaine, entre 2002 et 2003.

09 décembre 2009

RDC : Kabila envoie ses commandos à Dongo

Dongo est-elle sous contrôle comme l'affirme le gouvernement congolais ? Pas certain, si l'on en croit le récent envoi des commandos de l'armée de République démocratique du Congo (RDC) pour tenter de mettre fin aux violences qui ont éclaté fin octobre. 600 hommes, lourdement armés et fomés par des instructeurs belges sont arrivés sur zone, à environ 150 km de Dongo.

Carte de RDC.gifSur place, déjà 1000 hommes de la police nationale congolaise et 500 soldats des FARDC sont présents dans la région de Gemena. Alors que le gouvernement affirme tenir la situation en main, des "patriotes-résistants" innondent internet de communiqués victorieux. Ces derniers affirment même avoir fait tomber Libenge... sans preuves tangibles tant la situation est confuse sur le terrain.

En envoyant ses propres commandos mater la rébellion, Joseph Kabila espère mettre fin aux violences qui ont débuté les 29 et 30 octobre à Dongo, où des membres de la tribu Lobala (Enyele), auxquels se sont joints depuis d'anciens militaires, ont attaqué la tribu des Bomboma avant de s'en prendre à d'autres villages de la région, très isolée et difficile d'accès, couverte par la forêt équatoriale et des marécages. Ces violences ont fait au moins une centaine de tués, essentiellement à Dongo, à coups de machettes, par armes à feu, ou bien sont morts noyés en traversant le fleuve Oubangi, qui marque la frontière avec le Congo-Brazzaville. Une chose est sûre... la plus grande confusion règne sur place, où les informations dignes de foi se font rares.

Christophe Rigaud

RDC : La MONUC resterait 6 mois de moins

Le désengagment de l'ONU en République démocratique du Congo est-il commencé ? Ban Ki-moon semble apporter un début de réponse avec cette proposition de renouvellement de 6 mois des casques bleus de la MONUC et non pour 1 an comme cela était prévu.

Logo ONU.jpgLa Mission d'observation des Nations unies au Congo (MONU), compte actuellement 19.000 hommes et constitue l'opération de maintien de la paix la plus importante menée par l'ONU dans le monde. Mais dernièrement, le président congolais Joseph Kabila a publiquement souhaité le départ des casques bleus de son pays et l'ONU réfléchit donc à une stratégie de désengagement progressif en RDC. Joseph Kabila souhaiterait voir un plan de retrait à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'indépendance du pays, l'année prochaine. Dans un rapport au Conseil de sécurité, Ban Ki-moon propose donc que le mandat de la force onusienne soit prolongé jusqu'au 30 juin 2010. Le Conseil de sécurité doit se prononcer sur la question le 21 décembre.

05 décembre 2009

RDC : Les insurgés de Dongo contrôleraient Libenge

Difficile d'avoir des informations fiables en provenance du Nord-Ouest de la République démocratique du Congo (RDC). Mais selon les insurgés de Dongo, des "patriotes-résistants" auraient pris le contrôle de la ville de Libenge, à la frontière de de la République Centrafricaine depuis le 4 décembre. Ces violences interethniques avaient débuté à Dongo à la fin du mois d'octobre 2009 et opposaient Enyele et Mozanya. Depuis, le mouvement fait tâche d'huile et semble vouloir défier le pouvoir central à Kinshasa.

Carte Libenge.pngIronie du sort, la ville de Libenge se trouve à une centaine de kilomètres de Gemena, où le président congolais, Joseph Kabila s'était rendu fin novembre pour inspecter les préparatifs de la contre-offensive conjointe de la police, de l’armée et des casques bleus de la MONUC. Joseph Kabila avait sommé ses troupes de «pacifier» Dongo. Depuis, la ville semble sous contrôle de Kinshasa, mais le mouvement insurrectionel prend de l'ampleur. La nouvelle de la chute de Libenge serait un signal d'alarme important pour le président Kabila. Une source militaire citée par congoindependant.com note "qu'il règne une atmosphère de désengagement pour ne pas parler de débandade au sein de l’armée". Motif : impayés, les militaires n’ont pas le cœur à aller faire le coup de feu. "Si la chute de Libenge était confirmée par des images, souligne-t-elle, le compte à rebours a commencé pour Joseph Kabila. Nombreux sont des soldats qui n’attendent qu’un signal. La lassitude est générale…".

Toutes ces informations sont évidemment à prendre avec la plus grande prudence. Les communiqués en provenance de Dongo sont en effet relayés par le site internet d'Honoré Nganda, ex-monsieur sécurité de Mobutu, alias "terminator" et spécialiste en manipulation sur internet.

03 décembre 2009

RDC : La colère du MLC contre la CPI

Le MLC en est convaincu, la Cour pénale internationale (CPI) s'acharne contre son "chairman", Jean-Pierre Bemba. Le leader de l'opposition congolaise s'est vu refuser sa demande de libération provisoire par la chambre d'appel de la CPI, à laquelle elle avait déjà pourtant répondu favorablement le 14 aout dernier. Le parti de Jean-Pierre Bemba dénonce un "acharnement à caractère politique" contre son leader.

Logo MLC.jpgLe MLC regrette que "la chambre d’appel ait adhéré aux thèses du procureur", qui a motivé son refus notamment par le risque de voir le prévenu se soustraire à la justice. Le mouvement s’étonne ensuite qu’aucun acte de poursuite n’ait été posé à l’endroit de l’ancien président centrafricain, Ange-Félix Patassé, le principal intéressé dans l’affaire.. et de conclure : "l’affaire Bemba prouve des interférences à caractère politique".

Jean-Pierre Bemba a été arrêté en Belgique le 24 juin 2008 sur mandat de la CPI qui l’accuse de crimes contre l’humanité et le considère personnellement responsable des exactions commises par les troupes de son ancienne rébellion du MLC en 2003 en Centrafrique. Son procès est prévu le 27 avril.

Christophe Rigaud


02 décembre 2009

RDC : Nkunda sort du silence

Revoila Laurent Nkunda. Tout d'abord par la voix de ses avocats, qui ont annoncé avoir déposé une demande de mise en liberté auprès de la Cour suprême du Rwanda. Ensuite par voix de presse, le magazine "Jeune Afrique" a en effet retrouvé la trace du général rebelle congolais, à Kabuga, dans la banlieue de Kigali.

Image 1.png"Mon client a le droit de savoir les raisons pour lesquelles il a été arrêté, pourquoi il est détenu et combien de temps son incarcération illégale va durer", a déclaré son avocat, Stéphane Bourgon. L'avocat de Laurent Nkunda, a donc déposé une demande de mise en liberté auprès de la Cour suprême du Rwanda. Laurent Nkunda avait arrêté au Rwanda en janvier après s'est enfui de son pays, où il est accusé d'avoir commis une série de crimes pendant les cinq années de la rébellion CNDP qu'il a commandée dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC). Toutes les demandes précédentes étaient restées lettres mortes.

L'ex-général déchu réapparaît aussi dans les medias. C'est "Jeune Afrique" qui remet la main dessus. Selon l'hebdomadaire, Nkunda vit à Kabuga, colline culminant à 800 m d'altitude dans la banlieue est de Kigali, dans "une grande maison entourée d'arbres, quatre à cinq pièces, ni fauteuils ni canapés, mais des chaises en bois de fabrication locale". "La résidence est gardée par une douzaine de militaires, dont deux officiers, tous en civil", précise le magazine dans sa dernière édition. L'unique prisonnier, n'a le droit de communiquer avec personne, à l'exception de sa proche famille: sa femme, Elisabeth Maheshe Nkunda, et deux de ses six enfants.

Detenu dans un premier temps à Gisenyi (au Rwanda), il a été transféré le 26 mai vers Kigali. La RDC réclame son extradition (mais sans grande conviction) et son avocat, Stéphane Bourgon, a adressé plusieurs demandes de mise en liberté au président rwandais Paul Kagame. Pour le magazine, la détention de Laurent Nkunda, "relégué aux oubliettes", répondrait à une mystérieuse "raison d'Etat", citant des responsables rwandais et congolais.

RDC : La liberté provisoire échappe à Jean-Pierre Bemba

Le sort semble s'acharmer sur Jean-Pierre Bemba, l'ancien vice-président de République démocratique du Congo (RDC). La Chambre d'appel de la Cour pénale internationale (CPI) vient en effet d'annuler la demande de mise en liberté provisoire de l'opposant congolais, accusé de crimes contre l'humanité commis en République centrafricaine entre 2002 et 2003. Jean-Pierre Bemba restera donc en prison jusqu'à l'ouverture de son procès, en avril 2010.

Bemba CPI.pngLe 14 août 2009, la Chambre préliminaire II avait conclu que l'évolution sensible des circonstances justifiait la modification de sa décision précédente sur la détention. L'exécution de sa décision était toutefois suspendue jusqu'à ce qu'il soit décidé dans quel État Jean-Pierre Bemba Gombo serait libéré et quelles conditions lui seraient imposées. Le 3 septembre 2008, la Chambre d'appel avait décidé de donner un effet suspensif à l'appel interjeté par le Procureur contre cette décision.

La Chambre d'appel a décidé à l'unanimité de faire droit aux deux moyens d'appel mis en avant par le Procureur. Elle a considéré que le raisonnement à l'issue duquel la Chambre préliminaire II a conclu que l'évolution sensible des circonstances justifiait la mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba Gombo se fondait sur une appréciation erronée de certains faits pertinents et ne tenait pas compte de certains autres.

La Chambre d'appel a également considéré qu'une décision de mise en liberté sous condition doit être unique et indivisible et doit fixer les conditions précises de cette mise en liberté. Avant de rendre la décision, il convient en outre de désigner l'État qui accepterait d'accueillir la personne concernée et de fixer les conditions de mise en liberté. La Chambre d'appel a souligné que, sans la coopération de l'État en question, la décision de mise en liberté sous condition serait sans effet.

29 novembre 2009

RDC : Controverse sur l'identité des réfugiés venus du Rwanda

Une déclaration du coordonnateur de la Commission nationale pour les réfugiés au Nord-Kivu (CNR) est venue jeter le trouble autour des réfugiés revenus en République démocratique du Congo (RDC) ces dernier mois, en provenance du Rwanda. 12 000 familles venues du Rwanda et se présentant comme réfugiés congolais sont entrées dans les territoires de Masisi et Rutshuru. Le coordinateur de la CNR a des doutes sur leur origine, faisant craindre une "infiltration d’étrangers". Un sujet qui ne devrait pas manquer de faire débat en République démocratique du Congo.

625.gifCongolais ou rwandais ? Laingulia Njewa, coordinateur de la CNR, a indiqué que ces réfugiés, entrent "plutôt clandestinement par la frontière à partir de Kibumba, à une vingtaine de kilomètres au nord de Goma, sur l’axe Rutshuru". Ils se sont ensuite installés dans des villages congolais et 80% de ces personnes se déclarent provenir des camps de réfugiés de Byumba et Kibuye au Rwanda, précise Laingulia Njewa à une radio locale.

Laingulia Njewa tente de rassurer les populations locales, les appelant au calme, indiquant que le gouvernement se penche sur la question, afin d’identifier ces "réfugiés douteux dont l’effectif n’est pas encore définitif". Pour le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ( HCR), il est difficile de dire avec exactitude si ces personnes sont réellement des réfugiés congolais, la majorité d'entre eux n’ayant pas de documents "attestant qu’ils étaient des réfugiés", selon le HCR. La Commission nationale pour les réfugiés au Nord-Kivu, promet d'apporter rapidement des informations précises sur la nature de ces réfugiés. Des informations qui seront les bienvenues, tant la tension est encore grande au Nord-Kivu... où les rumeurs vont bon train.

Christophe Rigaud


27 novembre 2009

La RDC veut faire arrêter les leaders des FDLR

Certains pays, comme la France, la Belgique, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, abritent des hauts responsables des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Le ministre de la Communication et Médias de la République démocratique du Congo ( RDC), Lambert Mende, a appelé ces pays à interpeller les leaders des FDLR en lançant des mandats internationaux.

Drapeau RDC.gifA propos du rapport du groupe d’experts indépendants de l’ONU publié début novembre, Lambert Mende a demandé à l'Europe et aux Etats-Unis d’emboîter le pas à l’Allemagne, qui a procédé dernièrement à l’arrestation de deux hauts cadres des FDLR.

Ce rapport signale le recours par les FDLR à un réseau de financement et de soutien international dans plusieurs pays qui leur a permis de recevoir d’importantes cargaisons d’armes et de munitions en 2009. Le document stigmatise également des bases de recrutement et d’appui financier et matériel dans les pays voisins à la RDC. Le porte-parole du gouvernement congolais a également indiqué que "les infractions conduiront le gouvernement à entrer en contact avec tous les pays concernés pour une synergie destinée à éradiquer définitivement ces réseaux terroristes qui ensanglantent la RDC, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU". D'importants cadres des FDLR se trouvent actuellement en France, en Belgique, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.

RDC : Les FDLR réfutent le rapport de l'ONU

Dans un rapport accablant, des experts de l'ONU dénonçaient un réseau d'aide international aux rebelles hutus rwandais des FDLR. Depuis l'Europe et les Etats-Unis, les Forces démocratiques de libération du Rwanda recevraient financement et soutien. Et sur place, le trafic de minerais permettrait d'acheter les armes. Dans un communiqué, envoyé depuis Paris, les FDLR rejettent catégoriquement l'ensemble des accusations du rapport d'experts de l'ONU... sans en apporter la moindre preuve.

Logo FDLR.jpgLes Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) nient tout en bloc : le réseau international de financement et de soutien, l'exploitation des minerais de la RDC... l'organisation rebelle estime le rapport "injuste". Les FDLR disent n'exploiter aucun minerais dans l'Est de la RDC et vivre "uniquement des cotisations de ses membres". Quand aux armes utilisées par les combattants rebelles, "sont celles qui ont été récupérées sur les ennemis défaits ou morts lors des différentes batailles", contre les armées congolaise et rwandaise, assure l'organisation à Paris. Les FDLR regrettent enfin un rapport qui tend "à criminaliser tous les Rwandais qui ne sont pas d'accord avec le régime" de Kigali.

Qui viendra pourtant à bout des Forces démocratiques de libération du Rwanda ? Il y a quinze ans, des dizaines de militaires et de responsables administratifs hutus rwandais fuyaient leur pays à la fin du génocide, un massacre majoritairement de Tutsis auquel, souvent, ils avaient pris part.
Accueillis à l’époque par les autorités du Zaïre (future RDC), ces hommes armés et leurs familles se sont réfugiés dans des camps à l’Est du Congo. Depuis, le scénario est immuable : tueries, viols, pillages pour plus de pouvoir et de terrains riches en ressources naturelles au Kivu. L’an dernier, les Forces armées de la République démocratique du Congo (l'armée régulière) ont lancé une opération militaire pour tenter de les en déloger appuyées par l'ONU. Une mission qui s’est révélée des plus difficiles. Dans un rapport rendu public, l’ONU estimait que la neutralisation des FDLR était en échec, car les rebelles hutus disposaient d’un réseau international de soutien.

Christophe Rigaud

26 novembre 2009

RDC : Les armes et l'argent des FDLR

Les rebelles hutu rwandais des FDLR, basés dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) viennent de subir deux revers. Tout d'abord sur le terrain militaire, où ils doivent contenir les assauts répétés de l'armée régulière congolaise (FARDC), puis sur le terrain politique, avec l'arrestation ce mois-ci de leur chef en Allemagne. Affaiblis et traqués, les FDLR restent pourtant une importante menace pour la stabilité de la région des Grands Lacs. Et pour cause... un puissant réseau international finance les rebelles hutus et les armes proviennent de l'armée congolaise, selon des rapports d'experts mandatés par les Nations-Unies.

Image 1.pngDans ce rapport confidentiel, les experts pointent l'étendue du réseau à l'étranger de la rébellion hutu rwandaise des FDLR. Certains de ces rebelles, estimés entre 4.000 et 6.000 en RDC, ont participé au génocide de 1994 au Rwanda. Avec le temps, ces "génocidaires" réfugiés dans l'ex-Zaïre, ont été rejoints par de nouvelles recrues dans l'est de la RDC.

Le rapport note que les FDLR se sont dotés à l'étranger d'une structure politique non impliquée dans le génocide, de réseaux de soutien et de financement dans une vingtaine de pays, en Europe et aux Etats-Unis. D'importants virements d'argent et des communications téléphoniques ont été tracé par les experts... prouvant ainsi différentes livraisons d'armes pour le compte des FDLR.

Alors que le chef "politique" des FDLR, Ignace Murwanashyaka, et son adjoint, Straton Musoni, ont été arrêtés le 17 novembre en Allemagne, où ils devraient répondre d'accusations de "crimes contre l'humanité" ; de hauts responsables des FDLR basés en France (comme Callixte Mbarushimana) le secrétaire exécutif du mouvement, n'ont toujours pas été inquiétés.

Ce rapport démontre aussi l'échec de l'opération militaire "Kimia II", contre les rebelles hutu. Les FDLR continuaient d'extraire d'importantes quantités d'or vers l'Ouganda, la Tanzanie et le Burundi, alors que l'armée congolaise et les casques bleus de la MONUC cherchait à les neutraliser. Des millions de dollars, qui servaient à soudoyer l'armée régulière congolaise pour acheter des armes. Et pour l'heure, la capacité de nuisance des rebelles hutu rwandais n'a pas vraiment été entamé.

Christophe Rigaud


23 novembre 2009

RDC : L' ex-milice du MLC impliquée dans les violences en Equateur

Depuis presque un mois, les violences entre communautés Lobala et Boba se poursuivent dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC). Ces affrontements ont déjà fait au moins une centaine de morts et 53.000 déplacés. Pour le ministre de l'Intérieur provincial, la rébellion "compte au moins 400 combattants démobilisés de l'ex-milice du Mouvement de libération du Congo (MLC)".

Carte Mbandaka 2.pngSur le terrain, 8 000 habitants ont fui la ville de Buburu dont les locaux du HCR ont été détruits et le personel évacué. Des affrontements ont également eu lieu à Sabasaba, à 25 km au sud-est de Dongo, faisant une dizaine de morts.

Si on présentent ces violences entre les communautés Lobala et Boba, comme un conflit au sujet de la gestion d'étangs piscicoles, cette "insurrection populaire dépasse les limites d'un simple conflit d'étangs" pour le ministre provincial de l'Intérieur. Il indique également à l'Afp quil s'agit d'une "rébellion en gestation menée par au moins 400 combattants démobilisés pour la plupart de l'ex-milice du Mouvement de libération du Congo (MLC)", principal parti d'opposition en RDC.

Pour Kinshasa, ces violences sont une "action de nettoyage ethnique criminelle". Et selon la MONUC, les responsables de ces groupes seraient "en train de recruter de jeunes gens, en leur proposant de l'argent". Pour l'heure, 53.000 personnes ont fui ces affrontements : 37.000 au nord du Congo-Brazzaville et environ 16.000 en RDC.