08 novembre 2009
RDC : Mise au point du MPDC sur l'affaire Muamba
A Kinshasa, les menaces de mort à l'encontre du Secrétaire général du MLC, François Muamba, continuent de faire polémiques. Il y a quelques jours, AFRIKARABIA relatait les SMS menaçants qu'avait reçu François Muamba et ses craintes sur sa propre sécurité. Au centre de l'affaire, les messages signés de Joris Nkombe du MPDC (Mouvement Populaire de Défense du Congo) demandant la démission du Secrétaire général du MLC. Dans un droit de réponse, Joris Nkombe nie toute menaces de mort. Voici ses explications.
Dans un communiqué du MPDC, Joris Nkombe réaffirme que, selon lui, François Muamba "n’est plus qualifié pour mener le combat de la libération. Et nous continuons a penser qu’il cache des choses aux Congolais". Mais Joris Nkombe rejette "avec force l’idée véhiculé de vouloir son élimination physique car il demeure dans le partie et est utile dans la grande stratégie qui regroupera l’ensemble de l’opposition parlementaire, extra parlementaire et la Diaspora". Toujours selon Joris Nkombe, contraindre à la démission François Muamba "ne veut nullement vouloir dire le tuer et neutraliser ne veut pas non plus dire tuer". Dont acte de ces déclarations.
Le MLC vit actuellement une période de turbulence intense. Les problèmes du mouvement semblent se concentrer sur François Muamba, qui doit gérer l'éloignement de Jean-Pierre Bemba (son leader, retenu en prison par la Cour pénale Internationale) et les radiations en cascade de candidats du MLC pour le scrutin provinciale en Equateur. François Muamba doit maintenant faire ses preuves et passer avec succès les élections provinciales de l'Equateur... en ne perdant pas ce fief historique du MLC. Si François Muamba réussi ce pari, il pourra sans nul doute arriver à asseoir son autorité. Sinon, le MLC risque de sombrer dans l'éclatement... en l'absence de Jean-Pierre Bemba.
Christophe Rigaud
16:55 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : muamba, mlc, bemba, kinshasa, rd congo, rdc, mpdc
RDC : José Makila tacle le MLC
Dans la bataille féroce qui agite le MLC en vue des élections de la province de l'Equateur, la voix de l'ancien gouverneur déchu, José Makila, se fait entendre. L'ex inspectateur général du MLC revient sur les radiations de Gabriel Bolonge et Ikoli Ndombo, qu'il juge "injustes" et "anti démocratiques". Il s'est confié à radiookapi.net pour dénoncer la politique du "deux poids, deux mesures" du MLC (Mouvement de Libération du Congo ).
José Makila n'y va pas par quatre chemins. Pour l'ex gouverneur de la province de l'Equateur (RDC), «on interdit aux citoyens congolais de postuler en tant qu’indépendants ! Mais, c’est aller à l’encontre de la constitution du pays ! Il y a un certain nombre de députés indépendants au sein du MLC. Pourquoi ces derniers ne sont pas suspendus ou radiés du parti ? ».
Le MLC reproche pourtant aux différents candidats radiés, de partir en ordre dispersé aux prochaines élections provinciales. La direction du parti de Jean-Pierre Bemba accuse aussi ces candidats de fragiliser le parti... au risque de perdre le fief du MLC.
Dans cet entretien à radiookapi.net, José Makila reconnaît qu’il existe des disfonctionnements au sein du MLC. L'arrestation de son leader, le 24 mai 2008 à Bruxelles et transféré, le 3 juillet 2008, à la Cour pénale internationale (CPI), ajoutant à la confusion au sein de l'exécutif du parti. Mais Makila accuse «un groupe des gens qui sont là juste pour donner de fausses informations au président national (JP Bemba) là où il se trouve (en prison à La Haye). Les informations transmises au président national sont biaisées au départ et c’est ça le résultat !».
Dans ce contexte de tensions pré-électorales, la présidente de la fédération du MLC/Mongala et membre du Bureau politique, Louise Ekpoli, a décidé de radier Gabriel Bolonge et le sénateur Ikoli Ndombo. Elle leur est reproché de s’être présentés comme candidats indépendants à l’élection provinciale, alors que le MLC avait choisi de soutenir le député Jean Lucien Busa. La radiation a ensuite été confirmé par la direction nationale du MLC... au grand désespoir de José Makila, qui restera un observateur attentif de ces élections, à défaut de pouvoir y participer. Mais une chose est sûre, le MLC ne ressortira pas indemne de ce scrutin.
Christophe Rigaud
14:57 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jean pierre bemba, mlc, équateur, makila, rdc, rd congo, élection, gouverneur
RDC : Une centaine d'arrestations après les violences de Dongo
Suite aux dernières violences interethniques au nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), une centaine de jeunes soupçonnés d'avoir tué une soixantaine de personnes fin octobre à Dongo ont été arrêté ce samedi. Les jeunes hommes étaient armés de pistolets et de couteaux et appartenaient à l'ethnie Enyele. Ces violences avaient provoqué le déplacement de plus de 15 000 civils.
Ces violences avaient débuté le 30 octobre au sujet de la gestion d'un étang naturel très poissonneux, dans la région de Dongo (à 300 km au nord de Mbandaka, en Equateur). La ville de Dongo avait été déserté, des cases ont été incendiées et s'en était suivi un pillage généralisé.
Le premier bilan dressé par les autorités avait décompté 11 tués, dont 7 policiers. Mais un décompte précis des victimes devrait être donné dans la journée, selon le porte parole du gouvernement congolais, Lambert Mende. Pour l'heure, les autorités congolaises minimisent ces événements, cantonnés à un ancien conflit ethnique, le quatrième depuis 1940, selon le gouvernement.
09:59 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dongo, violences interethniques, guerre, kivu, cndp, rdc, rd congo, fardc, kimia, équateur
RDC : La MONUC revient sur son bilan
Alain Leroy, le secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de maintien de paix, vient de quitter Kinshasa après une semaine de visite en République démocratique du Congo (RDC). Objectifs : évaluer l'avancement du processus de paix. Selon Alain Leroy, la paix a connu "des avancées significatives". Un occasion de revenir sur la dernière année de mission de la MONUC en RDC.
Alain Leroy a tout d'abord souligné, lors de sa conférence de presse de départ, que "d'énormes changements ont été enregistrés dans le processus de paix en RDC par rapport à l'année dernière. J'étais venu l'année dernière exactement à la même période, c'est-à-dire début novembre. Et à l'époque, c'était une situation de crise, en particulier près de Goma lorsque le CNDP alors mouvement rebelle mené par Laurent Nkunda, actuellement assigné à résidence surveillée au Rwanda, était très menaçant. C'était une période de tension très forte. Evidemment je peux voir les grands progrès réalisés en un an. C'est vrai qu'il y a beaucoup de choses à régler. Mais, on est vraiment sur la voie de sortie de crise. Et le pays est sur la bonne voie".
La lutte contre les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) connaît également selon lui des avancées. "Tout ce qui a été fait pour la stabilisation de l'est en appui du STAREC (Programme de Stabilisation et de reconstruction des zones sortant des conflits armés), je crois qu'il y a beaucoup d'éléments très favorables", a ajouté Alain Leroy. Selon lui, d'énormes progrès ont été également faits dans l'intégration des groupes armés au sein des Forces armées de la RDC (FARDC),mais il faudra encore beaucoup plus pour arriver à une véritable armée républicaine, professionnelle, et disciplinée.
Pour revenir sur le massacre de 62 personnes civiles à Lukweti imputé aux unités des FARDC, Alain Leroy a rappelé que "nous ne pouvons pas soutenir une unité qui porterait atteinte aux droits de l'Homme. Et là évidemment, cibler les civils est un acte extrêmement grave. Et nous avons à l'esprit la politique de " tolérance zéro" du président de la République. Nous avons suspendu immédiatement notre soutien à la 213ème brigade". Il a également indiqué qu'une enquête conjointe détaillée pour établir l'ensemble des faits a déjà été ouverte.
En guise de bilan, Alain Leroy est revenu sur le rôle de la MONUC auprès de la population : " les civils apprécient énormément la présence de la MONUC pour contribuer à se sentir rassurées et protégées. Le soutien à l'opération Kimia II reste important et la présence de la MONUC dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu reste essentielle". Alain Leroy a indiqué qu'il a eu une discussion sur le mandat de la MONUC avec le président de la RDC, Joseph Kabila. Selon nos informations, un accord aurait été trouvé pour "reconfigurer le mandat de la MONUC, afin de la concentrer à des tâches essentielles pour consolider la paix en RDC". Reste à savoir lequel.
Christophe Rigaud
07:01 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monuc, onu, rdc, rd congo, fardc, kimia, human rights watch, bilan, kinshasa, kivu
07 novembre 2009
RDC : Contrat minier douteux avec une société sud africaine
De nombreuses organisations de la Société civile protestent contre l'accord de cession de parts entre la société aurifère d'Etat (Okimo) et deux compagnies sud africaine (Randgold et Anglogold Ashanti Limited). Le gouvernement vient de décider de céder 20% de ses actions aux sud africains, portant ainsi sa participation à seulement 10%. Un véritable scandale pour de nombreux observateurs alors que le vice-ministre des Mines promettait encore, il y a quelques jours, de réviser 25 contrats miniers pour y corriger les "irrégularités et déséquilibres".
Pour ces organisations de la Société civile, le cours actuel de l'or devrait amener l'Okimo (la société aurifère nationale) et le gouvernement à chercher d'autres financements et ne pas se contenter des 113,6 millions de dollars du rachat des parts par les sud africains. La Société civile pense que le gouvernement de République démocratique du Congo (RDC) recommence à signer des contrats léonins (en sa défaveur), comme cela était le cas avec la Chine.
Il y a quelques jours (voir AFRKARABIA du 4 novembre 2009) le vice-ministre des Mines congolais annonçait vouloir revisiter 25 contrats miniers et consulter les études des entreprises concernées et se réserver le droit de "prolonger la date limite ou de retirer les permis". Le Vice-ministre annonçait également vouloir "confier ces actifs miniers entre des mains capables" et revoir les contrats qui ne lui permettait pas de réaliser des bénéfices. Avec cette cession de parts d'Okimo à Randgold et Anglogold, les bonnes intentions du gouvernement congolais semblent une fois de plus s'éloigner. On est en droit de se demander aussi, qui est aux commandes du secteur minier en RDC ? La Société civile demande au chef de l'Etat, Joseph Kabila, d'interdire la vente d'actions d'entreprises publiques "qui sortent de la revisitation".
Christophe Rigaud
Photo : RDC 2006 (c) Christophe Rigaud
17:03 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mines, rdc, rd congo, république démocratique du congo, or, diamant, cuivre, contrats miniers, okimo, randgold
06 novembre 2009
RDC : Un nouveau groupe rebelle voit le jour
L'événement est passé relativement inaperçu, mais la création d'un nouveau mouvement rebelle au Kivu est révélatrice de la dégradation de la situation sécuritaire à l'Est de la République démocratique du Congo (RDC). Le CPC, Mouvement collectif pour la Protection et la promotion du Congo, vient en effet de voir le jour à Goma, le 3 novembre 2009. Simples aventuriers ou véritable groupe armé, le CPC se revendique du CNDP, des Maï-Maï et des Pareco Fap et s'engage notamment à lutter contre les FDLR. Tout un programme à prendre au sérieux... ou pas.
Le CPC dit regrouper des anciennes composantes Pareco Fap, Cndp, Maï-Maï Kifuafua, Maï-Maï Mongol, Ujps, Apols et Indépendant. Un attelage hétéroclite ou se côtoient "pro rwandais" du CNDP et Maï-Maï "patriote". Pourtant, ces différents groupes armés, très dans la région, se retrouvent aujourd'hui intégrés dans l'armée régulière (FARDC). Alors d'où viennent ces membres dissidents ? Dans le texte constitutif du CPC, ses membres déclarent s’unir "pour les intérêts suprêmes de notre région du Kivu et de tout son peuple" et "lutter contre les FDLR". Le CPC s'éteindra t-il aussi vite qu'il est apparu ? Toujours est-il que la reconstitution, ou la seule volonté de reconstitution de groupes rebelles est toujours une mauvaise nouvelle pour la stabilité du Kivu. Depuis plusieurs semaines, la situation se dégrade fortement à l'Est de la RDC ou la violence regagne du terrain. De bien mauvaises nouvelles pour l'avenir du Kivu...
17:05 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cpc, guerre, kivu, cndp, rdc, rd congo, fardc, kimia, human rights watch, bilan
05 novembre 2009
RDC : Le procès Bemba débutera le 27 avril 2010
Il faudra encore un peu de patience à Jean-Pierre Bemba. La Cour pénale internationale (CPI) vient de fixer au mardi 27 avril 2010 la date d'ouverture du procès dans l'affaire du Congolais Jean-Pierre Bemba, accusé de crimes contre l'humanité commis en République centrafricaine entre 2002 et 2003.
Jean-Pierre Bemba Gombo serait pénalement responsable, pour avoir effectivement agi en qualité de chef militaire, de deux crimes contre l'humanité (meurtre et viol) et de trois crimes de guerre (meurtre, viol et pillage), prétendument commis sur le territoire de la République centrafricaine au cours de la période comprise approximativement entre le 26 octobre 2002 et le 15 mars 2003.
Après son arrestation par les autorités belges, conformément à un mandat d'arrêt délivré par la Chambre préliminaire de la CPI, il a été transféré à la Cour le 3 juillet 2008. Il est actuellement détenu au quartier pénitentiaire de la CPI à Scheveningen, à La Haye.
Photo : Jean-Pierre Bemba en campagne - Kinshasa 2006 (c) Christophe Rigaud
17:06 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jean pierre bemba, cpi, rdc, rd congo, fardc, centrafrique, patassé, kinshasa, kivu
04 novembre 2009
RDC : 25 contrats miniers seront révisés
Le vice-ministre des Mines, Victor Kasongo Shomary, envisage de résilier 25 contrats miniers avant le mois de décembre 2009. Le gouvernement congolais semble vouloir reprendre la main sur le secteur minier, trusté notamment par les entreprises chinoises. La République démocratique du Congo souhaite revoir les contrats qui ne lui permettent pas de réaliser des bénéfices.
Le ministère des Mines veut pouvoir consulter les études des entreprises concernées et se réserve le droit de "prolonger la date limite ou de retirer les permis". Le Vice-ministre veut "confier ces actifs miniers entre des mains capables".
photo : RDC 2006 (c) Christophe Rigaud
15:09 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rdc, mines, cuivre, rd congo, kinshasa, chinois, congo, contrats miniers, économie
03 novembre 2009
RDC : Les 505 morts de Kimia II
Les massacres commis par les FARDC entre mars et août dernier au cours de l'opération Kimia II viennent d'être chiffrés par l'ONG Human Rights Watch (HRW). Triste bilan : au moins 500 civils ont été tué par les troupes régulières congolaises (FARDC). Des chiffres embarassants pour Kinshasa, qui les juge "irresponsables et criminels".
Human Rights Watch vient de rendre public son rapport sur les massacres de l'opération de sécurisation Kimia II. Selon Anneke Van Woudenberg, de l'ONG américaine, son enquête précise que « nous avons des informations des crimes de guerre commis par les soldats des FARDC. Cette fois-ci, on a des informations des massacres des civils dans la région de Nyabiondo et de Pinga au Nord-Kivu. Là, nous avons documenté au moins de 270 personnes tuées par les soldats des FARDC, la plupart en août de cette année. Mais, en fait maintenant, nous avons ici un total de, au moins 505 civils tués par les soldats des FARDC depuis le début des opérations Kimia II.»
Dans son rapport, HRW précise que "la plupart des victimes des massacres d’août dans les villages de Mashango et de Ndoruma étaient des femmes, des enfants et des personnes âgées. D’autres avaient été découpées à coups de machette, battues à mort avec des gourdins ou bien abattues au moment où elles tentaient à s’enfuir". D’après la chercheuse de l’ONG, dans tous les cas documentés, les soldats FARDC prenaient les civils comme des collaborateurs des FDLR ou de leurs alliés. Human Rights Watch accuse également dans le même communiqué les FDLR d’avoir tué de leur côté au moins 630 civils dans la même région et durant la même période.
Le ministre de la Communication et Media et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, qualifie le rapport de HRW de « non seulement illégitime, mais irresponsable et même criminel.» Il explique que les FARDC, une armée nationale d’un pays souverain, sont en train d’exercer leurs devoirs constitutionnels de sauvegarder le pays d’une attaque terroriste des groupes étrangers, définis comme tel par le droit internationale. Pendant ce temps, fait remarquer Mende, « ces messieurs de Human Rights Watch s’amusent, parce qu’ils veulent conserver leurs débouchées humanitaires dans ce pays, à démobiliser la communauté internationale pour que le Congo reste cette jungle où l’on se tue à souhait et où l’on a besoin de Zorro et de Tarzan, comme ces messieurs de Human Rights Watch.»
17:11 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rdc, rd congo, fardc, kimia 2, kinshasa, kivu, guerre
02 novembre 2009
RDC : Qui menace François Muamba ?
Le secrétaire général du MLC, François Muamba se dit menacé de mort. Une série de SMS lui demande de démissionner de ses fonctions au sein du parti de Jean-Pierre Bemba. La violence des messages a poussé des députés du Kasaï à soutenir publiquement François Muamba et s'inquiètent de ces dérives. Pour de nombreux observateurs, ces menaces de mort ne sont pas sans rapport avec la campagne électorale dans la province de l'Equateur où certains députés MLC souhaitent faire cavaliers seuls.
Par deux fois en deux jours, le secrétaire général du Mouvement de Libération du Congo (MLC), François Muamba a reçu des SMS hostiles lui demandant de démissionner de ses responsabilités au MLC. Le deuxième SMS, plus violent, est signé Joris Nkombe et se résume selon Africanews par ces mots : "plainte de trahison, insécurité, désaveu de Muamba, ultimatum, incursion". Sur son site internet www.mpdc.fr, Joris Nkombe demande ouvertement la démission de Muamba, estimant que celui-ci "n'est plus qualifié pour mener le combat".Ces menaces semblent donc bien venir de l'Equateur, où se déroulent des élections provinciales sous tensions (voir Afrikarabia du 1 novembre 2009).
Face aux menaces sur François Muamba, des députés des deux Kasaï demandent une mise au point de Jean-Pierre Bemba et du MLC et de garantir la sécurité de son secrétaire général. Ils souhaitent aussi que les "notables de l'Equateur enterrent la hache de guerre".
Christophe Rigaud
17:14 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rdc, mlc, bemba, mwamba, muamba, équteur, rd congo, kinshsasa, république démocratique du congo, menaces


