12 décembre 2009
RDC : Laurent Nkunda sera entendu le 13 janvier
Selon un communiqué provenant de la famille de Laurent Nkunda, la Cour suprême de Kigali aurait confirmé la tenue d'une audience, le 13 janvier 2010. Jusqu'à présent, toutes les demandes de remise en liberté du général rebelle étaient restées lettres mortes. Son cas sera donc examiné au cour de cette audience.
Pour Maître Bourgon, l’avocat canadien de Laurent Nkunda : « il est vraiment étonnant qu’une requête demandant la mise en liberté d’une personne qui serait détenue illégalement ne puisse être entendue d’urgence - vacances judiciaires ou pas – car toute violation du droit fondamental à la liberté mérite d’être entendue sans délai. Néanmoins, nous sommes très satisfaits puisque le 13 janvier, nous aurons l’occasion de plaider la cause de Laurent Nkunda devant le plus haut tribunal du Rwanda. Nous allons d’ailleurs tout faire pour que le plus grand nombre possible d’observateurs internationaux soient présents pour cette audience, qu’il s’agisse d’organisations non gouvernementales intéressées par les droits de l’homme ou d’États ».
Les avocats du général congolais rappellent "qu'à ce jour, aucun mandat d’arrestation, international ou autre, n’a été émis et aucune accusation n’a été portée contre Laurent Nkunda".
14:18 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : laurent nkunda, cndp, rwanda, rdc, rd congo, république démocratique du congo, kinshasa, monuc, fdlr, fardc
RDC : Nouveau prêt de 551 millions de dollars du FMI
Le FMI met la main à la poche. Le Fonds monétaire international vient d'accorder un prêt de 551 millions de dollars sur trois ans à la République démocratique du Congo (RDC). Autre bonne nouvelle : une rallonge de 72 millions de dollars a également été accordé, au titre des pays très endettés.
Dans son communiqué, le FMI estime que "la RDC a accompli des progrès important sur le plan économique et social depuis 2001, ce dont a témoigné la transition politique vers un gouvernement élu de manière démocratique". Mais tout n'est pas parfait pour le Fonds monétaire international : "la situation économique et sociale reste mauvaise, les infrastructures du pays sont dilapidées et la dette extérieure n'est plus tenable". Ce nouveau prêt sera accordé par tranches et devra soutenir le programme de réforme destiné à réduire la pauvreté.
13:10 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : fmi, rdc, rd congo, république démocratique du congo, kabila, fond monétaire international, prêt, dette
10 décembre 2009
RDC : Gemena toujours sous tension
Barrages filtrants, barrières sur tous les axes routiers menant à Gemena... la police congolaise semblait contrôler la situation dans cette localité du Nord-Ouest de la République démocratique du Congo (RDC). De nombreux civils ont pourtant fui Gemena, craignant l'arrivée de la rébellion, annoncée à 60 km de la ville.
La peur est maintenant installée dans ce chef-lieu du Sud-Ubangui. De nombreux habitants se sont réfugiés à Akula, Karawa et Zongo, à la frontière de la Centrafrique voisine. Depuis la fin octobre, de violents combats se déroulent dans cette province de l’Equateur. Des insurgés, "patriotes-résistants", mènent la vie dure à la police et aux troupes de l'armée régulière de RDC. La rébellion sème la terreur partout où elle passe, comme à Dongo, où ce mouvement est né. L'Etat congolais peine toutefois à rétablir l'ordre et Joseph Kabila, a promis, dans son discours devant le congrès, de reprendre la main au plus vite... et de restaurer l’autorité de Kinshasa en Equateur. Selon radiookapi.net, la police aurait levée les barrages à Gemena et la population continuerait de fuir la ville.
Christophe Rigaud
15:53 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : équateur, violences interethniques, rdc, gemena, fardc, monuc, rd congo, kabila
RDC : Le président de la CPI à Kinshasa
C'est une première, le Président de la Cour pénale internationale (CPI), Sang-Hyun Song, est à Kinshasa jusqu'au 15 décembre prochain.Il rencontrera les autorités congolaises, ainsi que des membres des organisations de la société civile locale et des communautés touchées par le conflit en Ituri. Objectif affiché par la CPI : renforcer la coopération apportée par la RDC et mieux faire comprendre le mandat de la Cour.
Le Président de la CPI rencontrera le ministre congolais des affaires étrangères, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, le chef de la Mission de l’Organisation des Nations Unies en République du Congo (MONUC) et les membres du corps diplomatique.
Sang-Hyun Song se rendra ensuite dans l’Est du pays, à Bunia, le chef-lieu du district de l’Ituri, où il rencontrera des membres des communautés affectées par les crimes qui font actuellement l’objet d’enquêtes par la Cour, ainsi que des représentants des autorités locales, des magistrats des tribunaux locaux, des membres d’organisations locales de défense des droits de l’homme et des journalistes.
Il visitera également la ville de Fataki (située à 85 km au nord de Bunia), qui a été parmi d’autres le théâtre de combats en 2003. Il y prendra part à une réunion à laquelle seront invités le grand public, des représentants des autorités locales, des chefs religieux et coutumiers, des enseignants, des représentants d’associations féminines et des membres de la presse locale.
La République démocratique du Congo (RDC) est concernée par 3 affaires dans les mains de la CPI : tout d'abord le cas Thomas Lubanga Dyilo, puis celui de Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui et enfin la cas Bosco Ntaganda. Un mandat d’arrêt a en effet été délivré à l’encontre de Bosco Ntaganda, mais celui-ci n’a pas encore été appréhendé. Reste enfin le cas Jean-PIerre Bemba, qui n'est pas appréhendé sur une affaire concernant la RDC, mais la République centrafricaine, entre 2002 et 2003.
13:25 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bemba, mlc, cpi, dc, kabila, rwanda, équateur, udps, police
09 décembre 2009
RDC : Kabila envoie ses commandos à Dongo
Dongo est-elle sous contrôle comme l'affirme le gouvernement congolais ? Pas certain, si l'on en croit le récent envoi des commandos de l'armée de République démocratique du Congo (RDC) pour tenter de mettre fin aux violences qui ont éclaté fin octobre. 600 hommes, lourdement armés et fomés par des instructeurs belges sont arrivés sur zone, à environ 150 km de Dongo.
Sur place, déjà 1000 hommes de la police nationale congolaise et 500 soldats des FARDC sont présents dans la région de Gemena. Alors que le gouvernement affirme tenir la situation en main, des "patriotes-résistants" innondent internet de communiqués victorieux. Ces derniers affirment même avoir fait tomber Libenge... sans preuves tangibles tant la situation est confuse sur le terrain.
En envoyant ses propres commandos mater la rébellion, Joseph Kabila espère mettre fin aux violences qui ont débuté les 29 et 30 octobre à Dongo, où des membres de la tribu Lobala (Enyele), auxquels se sont joints depuis d'anciens militaires, ont attaqué la tribu des Bomboma avant de s'en prendre à d'autres villages de la région, très isolée et difficile d'accès, couverte par la forêt équatoriale et des marécages. Ces violences ont fait au moins une centaine de tués, essentiellement à Dongo, à coups de machettes, par armes à feu, ou bien sont morts noyés en traversant le fleuve Oubangi, qui marque la frontière avec le Congo-Brazzaville. Une chose est sûre... la plus grande confusion règne sur place, où les informations dignes de foi se font rares.
Christophe Rigaud
14:39 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : rdc, rd congo, république démocratique du congo, kinshasa, monuc, fdlr, fardc, kabila, rwanda
RDC : La MONUC resterait 6 mois de moins
Le désengagment de l'ONU en République démocratique du Congo est-il commencé ? Ban Ki-moon semble apporter un début de réponse avec cette proposition de renouvellement de 6 mois des casques bleus de la MONUC et non pour 1 an comme cela était prévu.
La Mission d'observation des Nations unies au Congo (MONU), compte actuellement 19.000 hommes et constitue l'opération de maintien de la paix la plus importante menée par l'ONU dans le monde. Mais dernièrement, le président congolais Joseph Kabila a publiquement souhaité le départ des casques bleus de son pays et l'ONU réfléchit donc à une stratégie de désengagement progressif en RDC. Joseph Kabila souhaiterait voir un plan de retrait à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'indépendance du pays, l'année prochaine. Dans un rapport au Conseil de sécurité, Ban Ki-moon propose donc que le mandat de la force onusienne soit prolongé jusqu'au 30 juin 2010. Le Conseil de sécurité doit se prononcer sur la question le 21 décembre.
10:21 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rdc, rd congo, république démocratique du congo, kinshasa, monuc, fdlr, fardc, kabila, rwanda


