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08 janvier 2009

Bosco Ntaganda : "J'ai renversé Laurent Nkunda"

Malgré les démentis répétés du CNDP, Bosco Ntaganda persiste et signe. Il a réaffirmé jeudi avoir "renversé" Laurent Nkunda, assurant que ce changement à la tête du mouvement rebelle allait "favoriser la paix".

images.jpg"Le chairman a été renversé, mais le CNDP reste tel quel", a déclaré Ntaganda, dans une localité du territoire du Masisi, zone sous contrôle rebelle dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). "Nkunda était devenu un frein à la paix au sein du CNDP. Depuis longtemps, nous lui disions de quitter le pouvoir", a sermoné Bosco Ntaganda. "Ce changement à la tête du mouvement va favoriser le retour à la paix dans l'est de la RDC", a-t-il affirmé, affirmant "avoir le soutien des membres du CNDP et des commandants des grandes unités" militaires.

Une annonce visiblement sans effet direct sur le terrain. Le communiqué de Ntaganda avait été démentie par le camp Nkunda qui assurent que les instances dirigeantes du mouvement restent inchangées et tentent depuis lors de "résoudre le problème" par la négociation.

07 janvier 2009

RDC : Ntaganda redemande la démission de Nkunda

Deux fois plutôt qu'une ! Le Chef d'Etat-Major du CNDP, Bosco Ntanganda a réitéré aujourd'hui le souhait de voir démission de "chairman" du mouvement rebelle, Laurent Nkunda. La crise semble s'installer au sein de la rébellion.

"Nous invitons Laurent Nkunda à accepter sa destitution et à coopérer avec le nouveau leadership du CNDP", a déclaré à l'AFP le porte-parole du général Ntaganda, Désiré Kamanzi. "Bosco Ntaganda a pris les choses en main et gère les affaires du CNDP. Il dirige maintenant le comité de crise qui va décider de l'avenir du mouvement", selon M. Kamanzi.

Depuis le territoire de Rutshuru (partie de la province du Nord-Kivu, au nord de Goma, sous contrôle rebelle), Nkunda et ses partisans assurent que les instances dirigeantes du mouvement restent inchangées. Des représentants de la rébellion se sont rendus normalement à Nairobi où ils ont repris mercredi les négociations directes avec le gouvernement congolais. Mais les partisans de Ntaganda indiquaient jeudi que cette délégation n'était pas légitime. A suivre...

06 janvier 2009

RDC : Panique à la tête du CNDP !

A la veille de la reprise des négociations de Nairobi entre gouvernement et rébellion, un vent de panique a subitement soufflé sur le mouvement Laurent Nkunda. Le général Bosco Ntaganda, le chef d’état major du Congrès nationale pour la défense du peuple (CNDP) a été accusé de haute-trahison. Sa faute : avoir transmis un communiqué dans lequel il affirmait qu’un groupe d’officiers du CNDP avait démis de ses fonctions Laurent Nkunda.

Afrikarabia logo.pngLes partisans du général déchu ont vite répliqué. "Le général Bosco Ntaganda n'a pas la capacité de destituer le président Laurent Nkunda. Le CNDP demeure un mouvement et une armée unis", a dit à Reuters le colonel Sultani Makenga, responsable militaire adjoint du groupe. Il a précisé ne pas savoir pourquoi Ntaganda avait fait cette déclaration. Dans un communiqué à l'AFP, le CNDP a indiqué que "Laurent Nkunda est toujours le chairman" du mouvement.

En avril dernier, la CPI a rendu public un mandat d'arrêt visant Ntaganda, l'accusant d'avoir recruté des enfants de moins de 15 ans pour participer au conflit interethnique dans la région de l'Ituri, dans l'est de la RDC. Bosco Ntaganda est un ancien associé de Thomas Lubanga, ancien chef de milice dans l'Ituri, dont le procès devant la Cour pénale internationale de La Haye doit commencer le 23 juin. Lubanga est aussi accusé d'avoir recruté des enfants soldats. "Terminator" est revenu en 2006 dans sa province natale du Nord-Kivu où il a rejoint le CNDP qui dit défendre la minorité tutsie en RDC contre la persécution du gouvernement et les milices hutues du Rwanda voisin. Nkunda a refusé jusqu'à présent de remettre Ntaganda aux Congolais ou aux autorités internationales, demandant des preuves des crimes de guerre de son chef militaire.

Cette crise qui semble s'installer au sein du CNDP ainsi que les mauvaises relations entre les rebelles et la Monuc n'augure rien de bon à quelques heures du troisième round des négociations de Nairobi qui tentent de mettre fin à la guerre dans l'Est de la République démocratique du Congo.