Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17 janvier 2009

RDC : Vers la fin de la guerre au Kivu ?

Après le CNDP de Bosco Ntaganda, c'est au tour des chefs miliciens pro-gouvernementaux congolais Maï-Maï, basés dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) d'arrêter les "hostilités".

Une décision qui intervient au lendemain de l'annonce faite par des commandants dissidents du CNDP, dirigés par le chef d'état-major du mouvement Bosco Ntaganda, de "la fin de la guerre" contre l'armée congolaise. Le CNDP (qui contrôle une grande partie de la province congolaise du Nord-Kivu) est en crise depuis le limogeage, le 5 janvier, par Bosco Ntaganda de son chef historique, Laurent Nkunda.

Nkunda, qui dirige le CNDP depuis sa création en 2006, a depuis affirmé que Ntaganda n'avait "plus d'ordre à donner" au sein du mouvement. Dans leur déclaration, les chefs miliciens Maï-Maï du mouvement des Patriotes résistants congolais (Pareco) disent "avoir pris acte de la déclaration de fin de guerre du CNDP" faite par des commandants dissidents de la rébellion. On peut donc parler d'une fin de conflit (provisoire) dans l'Est de la République démocratique du Congo... en attendant de savoir comment va réagir Laurent Nkunda et ses fidèles.

16 janvier 2009

RDC : Ntaganda annonce un cessez-le-feu sans Nkunda

C'est Bosco Ntaganda et non Laurent Nkunda qui a annoncé le cessez-le-feu entre la rébellion du CNDP et le gouvernement de la République démocratique du Congo. Les dirigeants du CNDP ont fait cette annonce à Goma, capitale de l'est de la RDC, en présence du ministre de l'Intérieur et du commandant des forces armées rwandaises.

"Nous, membres de l'état-major des forces du CNDP, au nom des officiers et des combattants, devant Dieu et le peuple congolais tout entier, l'Afrique et le monde, déclarons solennellement (...) à partir de ce jour, 16 janvier, 2009, à 15 heures, la cessation des hostilités entre le CNDP et les FARDC (Forces armées de RDC)", a dit le colonel Esaïe Munyakazi, porte-parole des rebelles. Emmenés par le général Bosco Ntaganda, les membres de l'état-major du CNDP ont en outre indiqué que leurs hommes étaient à la disposition du haut commandement des forces gouvernementales "en vue de leur intégration dans l'armée nationale".

Ntaganda, chef militaire du mouvement, a rompu la semaine dernière avec son fondateur, le général Laurent Nkunda. On ignore si ce dernier a approuvé ou non le cessez-le-feu. Il y a bien désormais 2 CNDP et la division entre les deux factions semblent avoir bénéficié au gouvernement congolais qui peut maintenant s'appuyer sur Ntaganda pour lutter contre Nkunda.

15 janvier 2009

RDC : Y-a-t-il deux CNDP ?

Le psychodrame qui se joue au sein du Congrès national de défense du peuple (CNDP) vient d'être relancé avec la création, en début de cette semaine, d'un comité politique provisoire présidé par le Dr Désiré Kamanzi en remplacement de Laurent Nkunda accusé de "mauvais leadership et de mauvaise gestion". Nkunda aurait donc été évincé de la direction du CNDP, selon l'agence Pana.

La nouvelle structure a été créée au terme d'une réu­nion de l'état-major général du mouvement rebelle congolais tenue dans le territoire de Rutshuru, dans le Nord-Kivu et à laquelle a pris part le général Bosco Ntaganda, chef d'état-major général du CNDP. Composée de douze cadres, le comité présidera aux destinées du mouvement jusqu'à sa restructuration, a déclaré son porte-pa­role, Jean Munyampenda.

En réaction à la mise en place de ce comité politique provisoire, le porte-pa­role militaire de l'aile Nkunda, Séraphin Mirindi, a indiqué que le CNDP ne reconnaît pas ce mouve­ment qu'il a traité de "com­bine", menaçant de "graves" sanctions les dissidents qui, selon lui, ris­quent d'empiéter sur les concertations de Nairobi.

On assiste ainsi à un dédoublement du CNDP dont une aile, celle de Nkunda qui prend part aux pourpar­lers de la capitale kenyane qui, sauf imprévu, devraient aboutir à la signature d'un accord de cessation des hostilités, l'aile Ntaganda, ouverte à la collaboration avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FAEDC) en vue d'actions communes pour mettre fin à l'aventure des rebelles rwandais des FDLR opérant à l'est du pays.