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20 janvier 2008

RDC : Nouveau cessez-le-feu des groupes armés au Nord et Sud-Kivu

Les groupes armés actifs dans les provinces du Nord-kivu et du Sud-Kivu (Est de la RDC), ont décidé vendredi, à Goma, de mettre fin à la guerre, à travers un cessez-le-feu en vue de donner une chance à la paix.

Parmi ces groupes armés fiigurent notamment le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), les Patriotes résistants congolais(PARECO), les Forces républicaines fédéralistes(FRF) et les différentes factions Mai-Mai. Le chef de la délégation du CNDP, Kambasu Ngeve, a annoncé, à l’issue de la rencontre qui a réuni tous les groupes armés leur volonté et leur détermination de faire la paix et d’enterrer la hache de guerre, a indiqué à APA une source proche de la rencontre.

Elle souligne que cette prise de position commune de tous les groupes armés intervient après des consultations tenue vendredi avec les membres du Comité des sages qui ont été mandatés par la Conférence pour concilier les positions en vue de permettre la tenues des assises de Goma.

L’harmonisation de points de vue de tous ces groupes a été qualifiée par eux-mêmes des signaux forts envoyés aux conférenciers, gages de leur adhésion à la cause de la paix, à la constitution, aux lois de la République et à la sauvegarde de l’intégrité territoriale.

Cette adhésion à la paix a redonné espoir à toutes les parties prenantes à la conférence, après l’attaque vendredi des positions des FARDC par les éléments fidèles à l’ex-général Laurent Nkunda. Tout en déplorant cet incident, le CNDP, qui engageait tous les groupes armés s’est dit prêt, à compter de ce jour, à décréter un cessez-le-feu pour que les conditions de sécurité soient réunies en prévision de la fin de la guerre.

Vital Kamerhe, président du Comité des sages, a indiqué que tous les belligérants sont prêts à souscrire au plan de désengagement de leurs troupes en vue de leur brassage ou de leur démobilisation.

Conférence sur la paix de Goma : fin des travaux lundi 21 janvier

La clôture reste maintenue au 21 janvier prochain rapporte radio okapi. Au niveau des 2 provinces Nord et Sud Kivu, les 4 commissions chargées respectivement de la paix, de la sécurité, du développement et des questions humanitaires sont invitées à exposer, devant au moins 500 délégués représentant leurs provinces respectives sur les résultats des discussions enregistrées dans 16 sous-commissions.

A l’exemple de la commission chargée des questions humanitaires, qui a fait l’objet des discussions à l’atelier du Nord-Kivu. Les délégués passent en revue, rubrique par rubrique, chaque problème relevé dans la commission ainsi que la solution proposée. Et à l’unanimité, l’assemblée va statuer sur le problème et y apporter la solution.

Selon le rapporteur général de la conférence, le professeur Sekimonyo wa Magangu, les 2 provinces devraient déposer leurs rapports respectifs dans les heures qui suivent, avant la grande plénière d’ harmonisation des vues, prévue ce Samedi. Un avant-projet de rapport final devrait en sortir.

Nord-Kivu : Des dizaines de morts entre soldats Nkunda et Maï-Maï

Des dizaines de civils ont été tués depuis vendredi en marge de combats entre des soldats insurgés et des miliciens locaux Maï Maï au Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris samedi de sources civiles et militaires.

Le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), le mouvement politico-militaire du chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda, et la coalition des Patriotes résistants congolais (Pareco), un groupe d'autodéfense regroupant des miliciens Maï Maï issus de différentes ethnies, se sont mutuellement accusés d'avoir massacré des civils.

Le CNDP a fait état d'une «vingtaine de morts» et les Pareco d'"au moins 30 tués». De leur côté, les autorités locales ont affirmé à l'AFP qu'au total, une quarantaine de villageois avaient été tués par le CNDP près des localités de Nyamitaba et Kalonge, situées à plus de 60 km au nord-ouest de la capitale provinciale Goma.

Aucune source indépendante n'a confirmé ces bilans pour le moment.

17 janvier 2008

Reprise des combats au Nord-Kivu... alors que la conférence de Goma poursuit ses travaux

Des accrochages armés ont été signalés jeudi au Nord-Kivu, alors que se poursuivait la conférence sur la paix et le développement dans les provinces troublées des deux Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris de sources militaires.

"La 7e brigade des FARDC (Forces armées congolaises) a attaqué nos positions à Kashuga et Mweso", des localités situées entre 50 et 80 km au nord/nord-ouest de la capitale provinciale Goma, a déclaré René Abandi, porte-parole du mouvement politico-militaire du chef rebelle Laurent Nkunda. M. Abandi a dénoncé une "violation" de la trêve respectée depuis le début de la conférence de paix ouverte le 6 janvier à Goma, rappelant que le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Nkunda avait décrété un "cessez-le-feu unilatéral" pour favoriser la tenue de ces assises.

De son côté, le général Vainqueur Mayala, commandant des FARDC au Nord-Kivu, a confirmé que des "accrochages" avaient été signalés dans la zone de Mweso, mais a précisé ne pas savoir si des soldats loyalistes étaient impliqués. "Nous attendons des rapports d'officiers envoyés sur le terrain", a-t-il dit, indiquant qu'il pourrait s'agir d'affrontements entre les troupes de Nkunda et des miliciens locaux Maï Maï et/ou des rebelles hutus rwandais, qui sont assez fréquents dans ce secteur.

Aucune partie ne disposait de bilan de ces accrochages, qui ne remettent pas en cause la participation du CNDP à la conférence de Goma, a précisé M. Abandi.

Les conférenciers ont poursuivi jeudi leurs débats au sein de sous-commissions, autour de quatre thèmes: politique (rôle de l'Etat, identité, réconciliation), sécurité (réforme du secteur, désarmement des combattants congolais et étrangers, surveillance des frontières), développement (aménagement du territoire, gouvernance) et humanitaire (aide aux déplacés, au retour des réfugiés).

La journée a été marquée par des débats houleux - et qui se poursuivent - sur l'opportunité d'accorder une amnistie à certains belligérants (dont Nkunda, visé par un mandat d'arrêt pour crimes de guerre) et par la suspension de la participation de plusieurs membres de la société civile du Sud-Kivu, qui déploraient de n'avoir pas encore reçu leurs frais de logement et repas.

15 janvier 2008

Conférence sur la paix en RDC : Kabila à Goma

Le président Kabila est arrivé à Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo. C'est là que se déroule la grande conférence sur la paix qui a débuté le 6 janvier dernier. Le président Kabila a déclaré qu'il voulait s'impliquer personnellement pour trouver des solutions à la crise qui frappe la région du Kivu.

Politiquement, le président Kabila joue gros: son armée n'est pas parvenue à ramener la paix dans l'est, les hommes du général dissident, Laurent Nkunda, sévissent toujours dans la région, tout comme d'autres groupes armés.

Quand bien même, le président Kabila choisi l'option politique : il lance la grande conférence sur la paix qui rassemble des délégués des groupes armés, de la société civile, les chefs coutumiers etc......en tout 1 300 personnes au lieu des 600 annoncées. Mais la conférence traîne en longueur. Elle est entrée ce mardi dans une nouvelle phase : les travaux en atelier, c'est là que seront proposées des solutions concrètes. Reste que les discussions risquent d'être longues, la méfiance règne entre les participants.

Si toutes les voix se sont élevées pour appeler au rapatriement des rebelles rwandais qui terrorisent la population, les groupes armés et les différentes communautés restent sur leurs positions : chacun affirmant défendre la population et accusant l'autre de crimes de guerre.

Pour tenter d'accélérer le mouvement, Kabila n'est pas le seul à avoir fait le déplacement à Goma. Il a été rejoint mardi après midi par le tout nouveau patron de la Monuc, la mission de l'ONU au Congo. Alan Doss a annoncé qu'il venait apporter son soutien à la conférence pendant deux jours….

14 janvier 2008

Conférence sur la paix : Que demande Laurent Nkunda ?

Le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), le mouvement politico-militaire de Laurent Nkunda, a demandé  des négociations directes entre belligérants « par le biais d’une médiation neutre et selon les modalités acceptables par tous ».

Selon le général rebelle, ce devrait permettre que ses « préoccupations trouvent des réponses adéquates dans les brefs délais et que la paix et la sécurité reviennent au Nord et Sud-Kivu ». Dans sa déclaration lue à cette occasion par le chef de sa délégation, le CNDP relève plusieurs de ses revendications fondamentales notamment en ce que ce mouvement politico-militaire demande au président de la République ainsi qu’au gouvernement de s’investir totalement dans la promotion, au sein du peuple congolais, de la culture de réconciliation nationale et interethnique, de paix, de tolérance et d’acceptation mutuelle.

LES EXIGENCES DE NKUNDA

- Il demande le rétablissement de la Commission « Vérité et Réconciliation » qui devra être doté d’un leadership à la hauteur de sa tâche ainsi que des ressources humaines, matérielles et financières conséquentes. Le CNDP « demande expressément et fermement que les autorités de notre pays, mais aussi notre peuple dans son ensemble et dans toute sa diversité prennent l’exacte mesure de la menace FDLR/ex FAR/Interahamwe, ADF/NALU, LRA, FNL/Palipehutu et ne capitulent pas devant elles ».

- Pour le mouvement de Nkunda, les autorités de la RDC doivent faire montre d’une détermination sans faille pour débarrasser le Kivu en particulier et le pays en général de ces forces génocidaires.

- Le CNDP demande instamment au gouvernement qu’il soit permis à tous les Congolais exilés et/ou expatriés contre leur volonté de rentrer au pays, surtout s’ils n’ont pas eu la chance de participer au processus électoral, mais tout au moins qu’il leur soit donnée celle de participer à l’œuvre de la reconstruction nationale.

LE RETOUR DE BEMBA ET LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES

- Il pense spécialement à la nécessité de permettre le rapatriement et la réinsertion des Congolais réfugiés dans les pays voisins, « mais aussi au retour, sans conditions et dans la sécurité, de notre compatriote Jean-Pierre Bemba Gombo, ancien vice-président de la République et leader naturel de l’Opposition parlementaire ».

- Le CNDP demande au gouvernement de favoriser le retour des déplacés internes dans leurs foyers, de leur apporter une assistance en vivres et non-vivres nécessaires à la soudure entre les saisons culturales et la formation d’une armée nationale et républicaine capable de rassurer et de protéger tous les Congolais, sans discrimination aucune. Une telle armée, estime le mouvement de Nkunda, « ne peut sortir que d’un processus de brassage complètement revisité, parce que la formule actuelle a plus que montré ses limites, elle a manifestement échoué ».

- Le CNDP exige la restauration de la dignité du Congo et des congolais et condamne sans réserve les pratiques actuellement en vigueur consistant à soustraire des concitoyens, contre leur gré, au juge que les lois nationales leurs assignent, en les extradant vers des juridictions supranationales.

- Le CNDP évoque des mandats d’arrêt qui auraient été émis contre certains parmi ses Chefs militaires qu’il déclare sans fondements et demande leur retrait pur et simple.

- Il exige, en outre, la libération sans conditions, de tous les prisonniers politiques et de toutes les personnes arrêtées et détenues illégalement dans des conditions inhumaines et soumises à des traitements cruels et dégradants au simple motif de collaboration et/ou de sympathie envers le CNDP.

- Il demande enfin au gouvernement de mettre fin à ses pratiques qui consistent à créer des milices supplétives à son armée et qui sont l’expression illégale de sa volonté. La déclaration du CNDP situe dans ce cadre « l’activité de la nébuleuse » Mai-Mai, du PARECO et des autres.

Le CNDP se déclare cependant « solennellement prêt à apporter une contribution significative, ici et maintenant, dans la recherche de solutions pour une paix durable dans notre pays en général et au Kivu en particulier ».