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14 juillet 2013

RDC : Joseph Kabila condamné à l'ouverture politique

Fragilisé par une réélection contestée, une majorité affaiblie et la reprise de la guerre au Nord-Kivu, le président Joseph Kabila se cherche de nouveaux alliés. Pour élargir sa majorité, Joseph Kabila vient de lancer des "concertations nationales". Avec en ligne de mire : une modification de la Constitution pour sa candidature pour la présidentielle de 2016.

Kabila hôtel Karavia.pngOpération réélection. C'est désormais un secret de polichinelle : le président congolais Joseph Kabila prépare sa prochaine candidature à la présidentielle de 2016. Le hic : la Constitution ne lui permet pas de se présenter à un troisième mandat. Seul moyen de contourner l'obstacle : modifier la Constitution. L'opposition et les organisations des droits de l'homme sont vent debout contre toute révision de l'article 220, limitant à deux mandats les présidents congolais.

Manque de légitimité

A J - 3 ans, Joseph Kabila a encore un peu de temps pour faire passer cette modification "en douceur". Mais les difficultés sont nombreuses. Joseph Kabila devra d'abord tenter de faire oublier les élections calamiteuses de novembre 2011 dont les résultats sont entachés d'irrégularités et de soupçons de fraude massive. Un parfum l'illégitimité plane depuis sur le président Kabila. La communauté internationale a boudé sa cérémonie d'investiture et les bailleurs font grise mine. Pour remonter la pente, Joseph Kabila a fait le ménage au sein de la Commission électorale (CENI) en remplaçant le très contesté Daniel Ngoy Mulunda (un proche) par le plus présentable Apollinaire Malu-Malu. L'opposition, qui ne s'estime "pas dupe", accuse le nouveau président de le CENI de préparer des élections "sur mesure" pour Joseph Kabila.

Recherche alliés désespérément

Pour faire voter une modification de la Constitution et pouvoir se représenter aux élections de 2016, Joseph Kabila devra compter sur sa majorité dans les deux chambres (Assemblée nationale et Sénat). Mais depuis sa réélection de 2011, Joseph Kabila a perdu une grande partie de sa garde rapprochée et de ses fidèles : Vital Kamerhe est passé dans l'opposition en 2010, son plus proche conseiller, Katumba Mwanke, est décédé dans un accident d'avion en 2012, John Numbi a été placé est "au vert" au Katanga après l'affaire Chebeya, Daniel Ngoy Mulunda a été éjecté de la CENI après les tripatouillages électoraux de 2011 et le Palu d'Antoine Gizenga n'est plus un allié de poids. Reste Evariste Boshab et Aubin Minaku, mais certains les considèrent comme "non-fiables", avec des ambitions personnelles qui pourraient faire de l'ombre au président sortant.

Une chance : la guerre à l'Est

Devant ce champ de ruine, le président Kabila se trouve dans l'obligation de trouver de nouveaux partenaires. Cela tombe bien, l'opposition est plus divisée que jamais et certains hommes politiques n'hésitent pas à franchir le rubicon comme l'ex-MLC François Muamba, nommé récemment "coordonnateur du mécanisme national de suivi de l’accord d’Addis-Abeba" par Joseph Kabila lui-même. Car le président congolais a de la chance. Depuis mars 2012, les rebelles (ex-CNDP) du M23 ont repris les armes au Nord-Kivu et se sont emparés de la ville de Goma pendant une dizaine de jours. Le pays est "agressé" et Joseph Kabila se mue en victime. Il demande l'aide de la communauté internationale, bien obligée de voler au secours du président congolais.

Concertations nationales : le piège ?

C'est dans ce contexte de retour à la guerre que Joseph Kabila lance l'idée d'un "dialogue national" devant l'urgence de la situation l'Est. L'idée est de créer un semblant d'unité nationale autour de sa personne et de retrouver ainsi un soupçon de légitimité. L'opération peut se révéler rapidement gagnante et Joseph Kabila convoque des "concertations nationales" (dont la date n'est pas encore fixée). Grâce à ce nouveau dialogue inter-congolais, le président espère réunir autour de la table l'ensemble de l'échiquier politique congolais. Joseph Kabila pourrait ainsi trouver un consensus minimal autour de sa personne et  justifier sa candidature "d'union nationale" pour un nouveau mandat alors que le pays est "en pleine guerre". L'opposition crie à la "supercherie", au "piège" et pense que ces concertations seront uniquement l'occasion des quelques "débauchages" dans ses rangs… pour faire mieux passer la révision de la Constitution. L'opposition rejette pour le moment toute participation aux concertations, même si on commence à voir quelques fissures, puisque certains conditionnent désormais leur présence.

Kabila maître du temps

Pour modifier la constitution, le président Joseph Kabila a bien compris qu'il devait ouvrir sa majorité à de nouveaux alliés, et continuer à diviser l'opposition. En activant des concertations nationales "ouvertes" à l'opposition, à la société civile et à la diaspora, le président congolais espère ainsi donner des gages de bonne volonté à la communauté internationale. Le temps joue en sa faveur. Aucune issue rapide ne se profile dans le conflit au Nord-Kivu : les pourparlers de paix de Kampala sont au point mort et l'arrivée de la Brigade d'intervention de l'ONU, plus offensive que les actuels casques bleus de la MONUSCO, risque plus de figer la situation militaire, que de stopper la guerre. Mais attention, pour que l'opération séduction de Joseph Kabila réussisse, il faudra un minimum de représentants de l'opposition autour de la table des concertations nationales… et pour le moment c'est plutôt mal parti. 

Christophe RIGAUD - Afrikarabia

Photo © Ch. Rigaud www.afrikarabia.com

Commentaires

Kabila devrait comprendre de lui-même sans corde au coup, que sa légitimité est mise en cause de part la tricherie qu'il avait organisée lors des dernières élections présidentielles et législatives. Son gouvernement est politiquement très faible car son silence presque complet quant à l'implication austentatoire du minable Rwanda dans la guerre du Nord kivu, frise la complicité.

Écrit par : Maliyetu Barnabé | 16 juillet 2013

Cette guerre de l'Est n'est un oeuvre de kabila lui-meme l'idee qui lui a été par Didier Reynders càd d'enflammer l'Est du pays pour qu'il (Kabila) devienne victime enfin de rassembler le peuple tout autour de lui pour le soutenir et de creer ce concertation afin de le legitimer pour deverouiller la constitution pour briguer un un 3eme,4eme ou plus de mandat afin de continuer à accomplir le plan machiavelique international à fragiliser davantage le pays pour un but DE DEPEUPLER DEPOSSECEDER,OU EXTERMINER LES AUCHTOCHTONES de l'Est du pays de LEURS TERRES AU PROFIT DE RWANDAIS (les soit disant tutshi congolais) pour la balkanisation. SOYONS VIGILANT PEUPLE CONGOLAIS !!CAR LE LOUP EST DEJA DANS LA BERGERIE!!!!!!!!

Écrit par : lebrun | 16 juillet 2013

Si Kabila veut etre parmi les nationalistes qu'il respecte les textes qu'il a lui meme initié, car les étapes de dialogue, transition, referendum jusqu'aux élections sont ses oeuvres qui resteront indélebiles dans les mémoires des Congolais. Pourquoi, à moins qu'on ne lui prete des intentions, veut il encore tuer l'enfant qu'il a accouché? Le Boshab et autres peuvent proposer cela par erreur alors qu'ils peuvent defendre la Nation en préparant une autre personne crédible dans le PPRD comme pour d'autres partis politiques du monde qui perenise leur pouvoir legalement. Le cas de la Tanzanie, USA

Écrit par : Kat. Isaac | 16 juillet 2013

ll'opposiyion doit prouver sa maturite en s'organisant pour l'alternance en 2016. pourquoi toujours kabila? il a fait son temps tant mal que bien car tout n'est pas noir durant son regne sous tension. on ne doit plus encore distraire le peuple avec ce dossier deja depasse de legimite electorale, l'opposition doit demander paedun pour son comportement de 2911 qui a favorise encore kabila et surtout kamhere qui etait devenu defenseur de tshitshi a la csj et il ne l'avait pas suivi et soutenu pendant la campagne, il avait fait le jeu de kabila. comment parler d'illigimite pendantqu'on se refere aux accords signe par un illegitime?...une distraction et c'est le moment de mobiliser et impliquer le peupledans le processus electoral pour prendre en tenaille la ceni en 2016 sinon c'est une nouvelle preparation des contestatios qui se prepare par les opposants en leur faveur egoiste

Écrit par : fely | 16 juillet 2013

Cher @ fely

A l'heure actuel nous n'avons pas une vraie opposition .l'oppositon à qui vous faites allusion n'est qu'une fabrication Kabila et opportuniste. au moins tshisekedi qui tant bien que mal incarnait une opposition radicale mais malheusement le vieux bat deja sa retraite . Kamerhe (au souches aussi douteuse) cherche de recuperer la popularite du vieux en retraite pour les echeances du 2016. Pour moi la seule vraie opposition qui nous reste c'est LE SOULEMENT POPULAIRE AU PAYS ET DES MARCHES ANTI KABILA DANS LA DIASPORA

Écrit par : CONGOLAIS DEBOUT | 16 juillet 2013

@ CONGOLAIS DEBOUT

Pourquoi le probleme des rwandophones devrait rendre suspects les autres tribus frontaliers du Rwanda?
Kamerhe est un Mushi de pere et de mere,et il s'est toujours illustre dans ses positions antirwandophones.
Si vous cherchez des etrangers,allez voir ailleurs.

Écrit par : Mwana w'Afrika | 17 juillet 2013

@ muana w'afrika

Ne soyons pas dupes ,ni complaisant surtout pas dans la lethargie sur le plan d'infiltration rwandaise dans nos intitutions. dit-on dans ma langue maternelle. je ne sait pas de quelles illustrations que vous evoquez .mais à ce que je sache ce monsieur en question originaire de cyangungu ,rwandais de pere et de mere quand il etait au perchoir de l'hemicycle cherchait toujours à dedouanner Laurent Kunda de tout ces crimes ou forfaits il a commis .
pendant que ce drenier etait condamné pour crime de guerre.

Qui vivra verra

Écrit par : CONGOLAIS DEBOUT | 18 juillet 2013

non mes freres,soyons d'abord nationalistes pour le bien de notre patrie en faisant une analyse objective et non partisane. s'il ya a se revolter, je pense que le peuple doit s'en prendre aux opposants immatures qui ne sont la que pour jouer le jeu du pouvoir en etant opposant le jour et complice la nuit aupres du pouvoir. tshitshi a fait cela avec mobutu, preuve pendant que son ami mobutu malade en france, il l'a suivi, pourquoi n a t il jamais les familles de ceux la qui l'ont place comment president udps? maladie et mort de kibassa, mbwankiem, lihau, birindua et autres? son jeu avec son ami mobutu est a la base de l'arrivee de l'afdl et consort que nous vivons actuellement, une opposition complaisante et sans organisation qui consistait qu'a injurier mobutu le jour et compacter avec lui la nuit donc leur jeu pour distrire le peuple. Et en 2011, il s'etait mal comporte
en se prenant pour un dieu avec mepris et injures faciles a l'endroit d'autres leaders qui pouvaient l'appuyer, il n'avait pas su s'attirer la sympathie des autres pour creer l'alternance politique et kamhere fait le jeu que tshitshi avait joue avec mobutu, il est espion du pprd pour le maintien de kabila en distrayant le peuple mais tshitshi manque aussi deux qualites d'un bon chef cad, la flexibilite et l;observance....il est leader mais ne sait pas tenir un leaderdship,

Écrit par : fely | 18 juillet 2013

il a été dit ce qui savent doivent agi
r

Écrit par : cc | 31 juillet 2013

LES CONCERTATIONS NATIONALES, LA MODIFICATION DE LA LOI SURTOUT L'ART.220 ET LE LIVRE PUBLIE PAR BOSHAB NE SONT QUE LA FLATTERIE POLITIQUE. J.KABILA PEUT S'IL EST SAGE, REJOINDRE LE GROUPE DES DEMOCRATES AFRICAINS ( N.MANDELA, G.RAWLINGS, KETUMIRE MASIRE, SAM NUJOMA, P.BUYOYA....) ET RESTE DANS LES ANNALES DE L'HISTOIRE DE LA RDC EN TERMINANT SES DEUX MANDATS PUIS DEVENIR SENATEUR A VIE COMME LE PREVOIT LA CONSTITUTION.

S'ACCROCHER AU POUVOIR? SEUL DIEU SAIT LA MISSION DE TOUT UN CHACUN SUR TERRE. SOIS SAGE PAPA!

Écrit par : manou | 05 août 2013

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