16 novembre 2008
Kinshasa charge le Rwanda de combattre les FDLR
Conséquence de la visite de deux jours à Kigali du ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo : Kinshasa approuve la participation "d'officiers de renseignement" rawandais pour pourchasser les rebelles hutus rwandais du FDLR basés dans l'est de la RDC.
Sur Radio Rwanda, Alexis Tambwe Mwamba a précisé qu'il était " tout à fait ouvert à ce que des officiers de renseignement rawandais puissent faire partie des troupes qui vont traquer les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) pour que les accusations selon lesquelles nous soutenons les FDLR puissent être balayées une fois pour toutes". Cette décision pourrait peut-être permettre de clarifier la situation entre les deux pays. En effet, Kinshasa accuse Kigali de soutenir la rébellion, ce qu'il dément. Et ce dernier exige depuis des années le désarmement des rebelles des FDLR, basés dans l'est de la RDC. La RDC et le Rwanda avaient signé en novembre 2007 à Nairobi un "Communiqué conjoint". Kinshasa s'y engageait à élaborer un "plan pour éliminer la menace" constituée par les FDLR et à lancer "d'urgence" des opérations militaires contre ces groupes.
18:16 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0)
13 novembre 2008
Qui peut arrêter Laurent Nkunda ?
En République démocratique du Congo, les rebelles du général Nkunda continuent leur inexorable avancée. Ils ont encore progressé de 20 km et profitent, à présent, de la débandade de l'armée régulière congolaise pour gagner du terrain… La Monuc ne semble plus en mesure de peser sur le conflit, la force sud-africaine tarde à se mettre en place alors que l'Angola et le Rwanda attendent en embuscade. Pour l'instant, la voie est libre pour la rébellion du CNDP.
C'est un peu le sauve qui peut au sein de l'armée congolaise. Depuis l'humiliante défaite du 29 octobre, les rebelles de Nkunda campent aux portes de Goma, et progressent sur un autre front, sans rencontrer aucune résistance. Ces derniers jours, les soldats congolais, mécontents et paniqués, se sont enfuis vers le nord, en pillant sur leur passage trois villes et plusieurs villages.
Les rebelles sont maintenant aux portes d'une autre ville stratégique, Kanyabayonga, qui constitue une sorte de verrou stratégique de toute la partie nord du Nord Kivu. Le chef d'état major de l'armée congolaise, et le commandant de la Monuc sont sur place, pour tenter de réorganiser quelques unités fiables de l'armée, et éviter que la ville ne tombe aux mains de la rébellion. En deux jours, les rebelles de Laurent Nkunda se sont emparés, pratiquement sans combattre, d'au moins trois localités. Pourtant, lundi, le général Nkunda avait promis de respecter un cessez le feu, assurant ne faire que riposter aux attaques de l'armée...
De son coté, le Haut commissariat aux réfugiés envisage de transférer 20.000 personnes hébergées dans le camp de Kibati, trop proche de la ligne de front. Ces déplacés seront réinstallés dès que possible dans un autre camp, au sud de Goma, plus loin de la zone de combats.
Sans une intervention d'envergure internationale, rien ne semble plus arrêter Laurent Nkunda. Et ce n'est pas la dernière déclaration du belge Louis Michel qui devrait effrayer le général Nkunda : "je suis opposé à l'option militaire en RDC". Pendant ce temps, 1,5 millions de congolais errent sur les routes du Kivu, attendant le retour au calme pour rentrer dans leurs foyers.
Christophe RIGAUD
18:17 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0)
12 novembre 2008
L'accès à Goma coupé par le CNDP
Selon l'Associated Press, les rebelles de Laurent Nkunda bloquent la route qui mène aux territoires qu'ils occupent, après les violents combats qui se sont déroulés dans la nuit au nord de Goma, "avec en guise de barrage de fortune, deux cadavres de soldats du gouvernement congolais."
A quelques kilomètres de là, plus au sud, à Kibati, des milliers de personnes faisaient la queue devant les camions du Comité international de la Croix-rouge (CICR) pour obtenir des trousses de survie contenant des seaux, des couvertures, du savon, des récipients et des ustensiles de cuisine, selon Abdallah Togola, du CICR.
Mercredi, le vice-ministre angolais des Affaires étrangères, Georges Chicoty, a annoncé que son pays envoyait des troupes dans l'est du Congo-Kinshasa, réveillant la crainte d'une nouvelle guerre régionale pour les richesses des deux Kivu, où l'armée régulière congolaise se livre à des pillages.
La participation des troupes angolaises pourraient pousser le Rwanda à faire de même, alors que le Rwanda est déjà accusé de soutenir les hommes de Laurent Nkunda.
18:17 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0)
10 novembre 2008
La menace Laurent Nkunda
Laurent Nkunda vient d'avertir qu'il attaquera toute force régionale africaine de maintien de la paix qui serait déployée en aide à l'armée régulière congolaise au Nord-Kivu, (RDC). Une solution qui a été envisagé dimanche lors d'un sommet de la SADC (Communauté de développement de l'Afrique australe) pour tenter de mettre un terme aux combats dans la région. Laurent Nkunda, en position de force, pousse Joseph Kabila et la communauté internationale dans ses derniers retranchements... au risque d'internationaliser le conflit. La troisième guerre du Kivu a bel et bien commencé ce 28 août 2008.
Les dirigeants de la SADC, réunis à Johannesburg, ont décidé d'envoyer des conseillers militaires pour aider le gouvernement du président congolais Joseph Kabila. L'organisation régionale enverra une force de maintien de la paix dans l'est de la RDC si nécessaire, et quand ce sera nécessaire, a déclaré son secrétaire exécutif, Tomaz Salamao. Laurent Nkunda, dont les forces rebelles tutsies luttent contre l'armée régulière congolaise et les rebelles hutus des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), a assuré que ce contingent serait bienvenu s'il ne prend pas parti et vient pour soutenir la paix. Mais, a-t-il ajouté, "s'ils viennent et combattent aux côtés de l'armée régulière et des FDLR, ils seront affaiblis, ils partageront la même honte que le gouvernement de RDC. Si la SADC s'engage de la sorte, elle commettra une erreur". "Je suis prêt à l'affronter", a-t-il souligné.
18:18 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0)


