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02 novembre 2008

Jean-Pierre Bemba : Nouvelle audience en décembre

L'examen des accusations de crimes de guerre et crimes contre l'humanité à l'encontre de Jean-Pierre Bemba, se tiendra du 8 au 12 décembre prochain. Cette audience examinera la solidité des accusations portées contre l'ancien vice-président congolais.

0a0cc37f68c7544717142be630d6d816.jpgPendant ces audiences, la CPI indique que "la chambre préliminaire, sans préjuger du déroulement du procès, s'assurera que les accusations portées par le procureur contre un suspect présentent des éléments de preuve suffisants" et entendra les différentes parties à ce sujet. La chambre décidera ensuite de confirmer ou non certaines charges, ce qui ouvre la voie à la tenue d'un procès.

Jean-Pierre Bemba, 45 ans, ancien vice-président de la République, président national de Mouvement de libération du Congo (MLC), avait été arrêté fin mai 2008 à Bruxelles, sur la base d'un mandat du procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo. Ce dernier l'accuse de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité pour des atrocités commises par ses troupes en Centrafrique. Principal opposant au président Joseph Kabila, de nombreuses voix s'élèvent pour dénoncer la mise à l'écart de la vie politique congolaise du sénateur Bemba. Sans le dédouaner des actes commis en Centrafrique, beaucoup s'interroge sur le timing de la Cour Pénale Internationale, alors que le pays est en guerre au Kivu.

Christophe RIGAUD

Photo : JP Bemba à Kinshasa - 2006 (c) Ch. Rigaud www.afrikarabia.com

01 novembre 2008

Le Nord de la RDC attaquée par des rebelles ougandais

Comme si la guerre au Kivu ne suffisait pas, le Nord de la République démocratique du Congo a été attaqué par des rebelles ougandais de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA).

Les rebelles ont attaqué la ville de Dugu, dans le nord de la République démocratique du Congo, faisant neuf morts et provoquant la fuite de quelque 50.000 personnes. Entre 30 et 50 combattant de la LRA ont attaqué avant l'aube Dungu, à proximité de la frontière nord de la RDC avec le Soudan. Les affrontements entre rebelles ougandais et soldats gouvernementaux se sont poursuivis jusqu'en début d'après-midi. 50.000 personnes tentent de quitter la ville. L'attaque de Dungu n'a pas de lien avec le conflit au Nord-Kivu, province orientale de la RDC, où une offensive de rebelles tutsis a fait fuir des dizaines de milliers de civils.

30 octobre 2008

Une rumeur donnait Nkunda pour mort : il est bel et bien vivant

Voici la dernière blague belge du journal Le Soir : Laurent Nkunda serait mort d'une crise cardiaque dans un hôpital de Kigali, ce mercredi vers 22h30. Son Porte-parole dément aussitôt, mais la rumeur prend de l'ampleur sur internet.

Peu de temps après, des journalistes belges de RTL ont réussi à le joindre par téléphone ce soir vers 21h. Le chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda est bien vivant livre son analyse sur l’éventuelle intervention européenne qui est évoquée dans plusieurs pays, notamment en France. " (cette intervention) n'a pas raison d'être. Ce n'est pas à Kouchner de proposer des solutions au Congo, c'est à la Belgique ! Elle connaît mieux le Congo. Il faut une option politico-diplomatique plutôt que militaire" a déclaré ce soir Laurent Nkunda. Mort la veille, vivant le lendemain soir, tel est le destin de monsieur Nkunda dans les médias belges.

Christophe RIGAUD

29 octobre 2008

Cessez-le-feu au Kivu : Goma ville fantôme

Les rebelles de Laurent Nkunda restent aux portes de Goma, mais proclament un cessez-le-feu unilatéral. Le CNDP affirme vouloir ne pas "paniquer la population de la ville". La secrétaire d'Etat adjointe américaine aux Affaires africaines, Jendayi Frazer, a prévenu mercredi les rebelles congolais de Laurent Nkunda qu'ils "ne devraient pas entrer dans la ville de Goma".

Le commandant de la 8ème région militaire des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a lancé un appel pressant à ses soldats à "ne pas piller la capitale provinciale du Nord-Kivu", dans une déclaration à radio Okapi. "Des tirs sont entendus dans l'ouest de la ville, ce sont vraisemblablement des soldats qui pillent", a de son côté indiqué un habitant de Goma, sous couvert de l'anonymat. Beaucoup d'habitants de Goma, voyant s'enfuir les militaires face à la pression de la rébellion et arriver plus de 20 0000 déplacés par les combats aux portes de la ville, ont été saisis de panique mercredi après-midi, se retranchant dans leurs maisons ou quittant Goma.

Panique à Goma : L’armée quitte la ville

Devant l’avancée des troupes du rebelle Laurent Nkunda, l’armée congolaise (FARDC) est en train de quitter la ville de Goma.

La capitale provinciale du Nord-Kivu est désormais abandonnée par ses habitants, poussés par les milliers de réfugiés en provenance des zones de combats. Selon des témoins, il n’y a plus aucun militaire congolais à Goma. Les forces congolaises semblent vouloir faire route sur Bukavu, au Sud du Kivu. Selon le gouverneur de la province, Julien Paluku, « les gens sont en débandades, c’est la panique complète ! ». L’arrivée de milliers de réfugiés créée une grande confusion dans la ville. Au moins 45 000 personnes ont quitté les zones de guerre du Nord-Kivu pour le camp de Kibati (à 10 km de Goma). La chute d’un obus sur le camp aujourd’hui a jeté sur les routes la majorité des réfugiés. La Monuc (ONU) se retrouve désormais seule face à l’avancée des rebelles. Le commandant des casques bleus demande urgemment des renforts.

Christophe RIGAUD

28 octobre 2008

Laurent Nkunda : Objectif Goma

Après la prise du camp militaire de Rumango, les troupes de Laurent Nkunda viennent de prendre le contrôle d'autres localités entre Kalengra et Kibumba à seulement 30 km de la ville de Goma. La Monuc (Nations-Unies) qui vient de perdre son commandant démissionnaire, affirme avoir renforcé son dispositif pour empêcher la prise de Goma par le CNDP.

Les villages autour de Rumangabo situées sur la zone des combats continuent à se vider de leurs habitants. C'est depuis 4 heures locales que des combats ont encore repris sur le front nord de Rumangabo, à Nyabirehe, 2 kilomètres de Kalengera et au front sud au nord de Kibumba, environ 30 kilomètres au Nord de Goma. Pour les sources administratives dans les territoires de Nyiragongo et Rutshuru, ces combats se sont poursuivis toute cette journée.

Pendant ce temps, la Monuc "perdait sa tête" : le commandant de ses forces, le général espagnol Vicente Diaz de Villegas, a démissionné de son poste "pour des raisons de convenance personnelle" sept semaines seulement après avoir pris ses fonctions. Cette annonce a jeté le trouble sur la capacité des Nations-Unies à réellement s'interposer entre les rebelles de Nkunda et l'armée régulière congolaise. Le général ghanéen Ishmeel Ben Quartey assumera l'intérim.

Goma dans la ligne de mire

L'ONG humanitaire chrétienne World Vision, qui a pu gagner Kibumba lundi, a fait état de fusillades près de la localité. Peu après le crépuscule, des coups de feu ont été entendus dans les parages de l'aéroport de Goma. Selon le porte-parole du CNDP, les hommes de Nkunda poursuivent des combattants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), qui regroupent des rebelles rwandais de l'ethnie hutue, accusés par Nkunda de collaborer avec l'armée gouvernementale congolaise. "L'armée congolaise est démoralisée et n'est plus en état de combattre. Nous nous battons maintenant contre les FDLR", affirme le CNDP. "Si les FDLR prennent le contrôle de Goma, nous serons forcés de les en déloger."

Il a ajouté qu'il serait alors difficile pour les hommes de Nkunda de faire la distinction entre les soldats congolais et les casques bleus de la Monuc, qui risquent d'être pris entre deux feux. Un message très clair aux Nations-Unies.

Christophe RIGAUD