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23 janvier 2008

La longue descente aux enfers en RDC

Les conflits armés, la maladie et la malnutrition tuent chaque mois 45.000 personnes en République démocratique du Congo, estime l'ONG International Rescue Committee (IRC).

La guerre de 1998-2003 et ses conséquences ont fait 5,4 millions de morts, plus que n'importe quel autre conflit depuis la Seconde Guerre mondiale, souligne l'IRC, qui a réalisé cette étude avec l'institut australien Burnet. Les pertes en vies humaines équivalent à la population du Danemark. C'est comme si l'Etat du Colorado disparaissait en une décennie, a déclaré George Rupp, président de l'IRC.

L'étude est publiée le jour même où le gouvernement de Kinshasa doit signer avec les rebelles et les milices de l'est du pays un accord pour mettre fin aux combats qui n'ont jamais vraiment cessé dans la région depuis la fin officielle du conflit en 2003. Si la guerre s'est formellement terminée il y a cinq ans, estime en effet George Rupp, les querelles interethniques et la pauvreté continuent de faire des victimes.

Les premières causes de mortalité dans le pays, aggravées par les combats, sont le paludisme, la dysenterie, la pneumonie et la malnutrition, montre l'enquête. Cette étude a été conduite de janvier 2006 à avril 2007 auprès de 14.000 foyers dans l'ensemble des onze provinces du pays. Elle met à jour le précédent bilan de la guerre et ses conséquences qui s'élevait à 4 millions de morts.

L'IRC estime à 727.000 le nombre de personnes mortes en sus du seuil de mortalité habituel au cours de la période d'enquête. Les enfants de moins de cinq ans sont les plus touchés, près de la moitié de tous les décès, même s'ils représentent 19% de la population.

Avant cette dernière enquête, les travailleurs humanitaires estimaient déjà à un millier par jour le nombre de morts en RDC. Selon Richard Brennan, un des auteurs de l'étude, le taux de mortalité du pays est supérieur de près de 60% à la moyenne de l'Afrique sub-saharienne.

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