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07 décembre 2008

RDC : L'Union du Congo voit le jour à Paris

Les associations congolaises de France, ayant organisé à Paris le 29 novembre 2008 la manifestation contre l'impunité et l'indifférence, se sont réunies le vendredi 5 décembre 2008 dans le 18ème arrondissement de Paris. À l'issue de cette réunion, une plate-forme, dénommée l'UNION DU CONGO, a été  officiellement mise en place.

5b9738c78ebfaf598f11a3cf87ba8ec1.jpgL'UNION DU CONGO est une confédération regroupant des forces vives congolaises et des structures œuvrant pour la solidarité internationale, la paix et le développement en vue de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de la République Démocratique du Congo.

http://paixenrdc.jimdo.com/

RDC : Le retour des FDLR

Les miliciens hutus rwandais des FDLR reviennent sur le terrain militaire, en reprenant position sur un axe d’une quarantaine de kilomètres dans l’Est de la RDC. Les FDLR font également un retour sur le front diplomatique, en réclamnant un dialogue en Kinshasa et Kigali pour trouver "une issue heureuse".

Afrikarabia logo.pngLes Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ont repris toutes les "entités d’où le CNDP s'était retiré": Ishasha, Nyamilima et Kinyandoni. Le porte-parole du CNDP, Bertrand Bisimwa affirment « qu'ils ont organisé des meetings avec la population, ont installé de nouvelles autorités administratives. Ils ont pris le contrôle de ces entités et affirment en assurer la sécurité ».

La Monuc a confirmé le retour des FDLR, des groupes armés hutu rwandais qui comptent notamment parmi eux des auteurs du génocide anti-tutsi au Rwanda en 1994 réfugiés en RDC. Les FDLR ont toujours été présents dans cette région. Ils s’étaient retirés pendant l’avancée des rebelles de Laurent Nkunda, mais une fois le CNDP parti, les voilà de retour sur leurs anciennes positions. La présence des miliciens hutus dans l région, a toujours été la justification, donné par Laurent Nkunda, à la guerre qu'il mène au Kivu. Pour le chef rebelle, les FDLR menacent et persécutent la communauté tutsi qu'il défend.

Pendant ce temps, la rébellion hutu rwandaise, a réclamé samedi l'ouverture d'un dialogue avec Kinshasa et Kigali, qui ont adopté la veille un plan militaire pour la combattre. "La résolution du problème des FDLR passe d'abord par la voie du dialogue (...). On approche les FDLR, on approche le Rwanda et après nous discutons", a déclaré le porte-parole du mouvement à L'AFP. "Procéder immédiatement par l'usage de la force est hâtif, on ne résoudra pas l'insécurité par l'insécurité", a-t-il ajouté, en laissant entendre que son mouvement pourrait se défendre en cas d'attaque: "nous sommes des militaires, nous avons des armes".

Sur le terrain, une coopération occasionnelle a été observée par endroits entre les FARDC, les FDLR et différents groupes armés pour combattre les troupes de Laurent Nkunda. Le gouvernement de Kinshasa, qui nie toute coopération avec les FDLR, accuse en revanche le Rwanda de soutenir Laurent Nkunda, ce que Kigali dément. De son côté, le Rwanda exige depuis des années le désarmement des FDLR, qui comptent parmi eux des auteurs du génocide tutsi au Rwanda en 1994, réfugiés de l'autre côté de la frontière. A chaque accord de paix, le désarmement de la milice a été évoqué... sans aucun résultat sur le terrain...

02 décembre 2008

L'audience Bemba une nouvelle fois reporté devant la CPI

C'est la seconde fois que la Cour Pénale Internationale (CPI) reporte l'audience pour examiner les charges qui pèse sur l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba. Candidat malheureux du deuxième de l'élection présientielle de 2006, le learder du MLC est accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité

d7af10a7a2836668c7dc03aee3f8ed27.jpg"La Chambre envisage le 12 janvier 2009 comme la date la plus proche" pour l'audience, mais la date exacte sera déterminée le 29 décembre, indique la CPI dans un communiqué, évoquant l'absence d'un juge "jusqu'à janvier 2009 pour des circonstances familiales graves". L'audience avait d'abord été prévue le 4 novembre puis le 8 décembre. Le procureur reproche à l'ex-chef rebelle et chef de l'opposition congolaise, qui clame son innocence, des viols, tortures, pillages et meurtres commis par ses hommes en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003. En 2002 et 2003, le Mouvement de libération du Congo (MLC) fondé par M. Bemba était allé appuyer le régime du président centrafricain d'alors, Ange-Félix Patassé, pour écraser une tentative de coup d'Etat du général François Bozizé, qui s'est emparé plus tard du pouvoir.

Seul leader de l'opposition congolaise à pouvoir rivaliser avec le président Joseph Kabila, Jean-Pierre Bemba vivait en exil depuis son départ de la République démocratique du Congo en avril 2007. Ses proches ont toujours dénoncé l'arrestion de leur chairman, qu'il juge dictée par des intérêts politiques. Le MLC continue de demander au tribunal d'instruire rapidement le dossier, pour que Jean-Pierre Bemba puisse se défendre dans des délais raisonnables... pendant ce temps, la partie orientale de la RDC, continue d'être en proie à une guerre effroyable.

Christophe RIGAUD

(c) Photo : JP Bemba en campagne électorale - Mai 2006 - Ch. Rigaud www.afrikarabia.com