21 février 2009
RDC : L'armée rwandaise commence son retrait aujourd'hui
Le Rwanda va commencer à retirer ses troupes samedi de l'est de la République démocratique du Congo. Ce retrait sera achevé d'ici le milieu de la semaine prochaine, selon le commandant des forces rwandaises sur place.
3.500 soldats rwandais avaient franchi la frontière le 20 janvier sur la demande du président Joseph Kabila pour traquer les rebelles hutus des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Selon Kigali, les soldats rwandais ont atteint leurs objectifs même si les rebelles n'ont pas été complètement annihilés.
17:50 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rwanda, rdc
19 février 2009
RDC : Comment Jean-Pierre Bemba compte se défendre ?
Suite à notre article précédent : "Jean-Pierre Bemba risque la perpétuité", un membre de l'Association des Amis de Jean-Pierre Bemba et Alliés, nous a communiqué les arguments que comptent utiliser les avocats du leader du MLC, face aux accusation de la Cour Pénale Internationale.
Si une partie des charges retenues contre Jean-Pierre Bemba ne sont pas contestées par la défense, notamment l'intervention armée du MLC en république Centrafricaine (RCA) pour défendre le régime du Président Patassé ; les avocats de M. Bemba souhaitent rappeler le cadre "officiel" de l'entrée des troupes du MLC à Bangui. Pour eux, "cette force de stabilité était placée sous l’Autorité des Présidents Libyen et Soudanais, sous la coordination du Chef de l’Etat Centrafricain et du représentant du Secrétaire Général de l’ONU. Et l’intervention du MLC s’inscrivait également dans le cadre de l’article 3 du Pacte d’Assistance Mutuelle entre les Etats membres de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) dont la RDC est signataire". Pour la défense de Jean-Pierre Bemba, "l’assistance militaire du MLC, qui s’est limitée essentiellement à mettre à disposition de la République Centrafricaine entre 1.000 et 1.500 soldats, était ainsi légitime".
Les avocats de Jean-Pierre Bemba notent également que "L'Accusation a considéré que le fait pour Monsieur Bemba d’exercer le commandement et le contrôle des forces MLC en RDC, impliquait par cela-même, qu’il avait ipso-facto, le contrôle et le commandement des troupes MLC envoyées en RCA. Alors que, la même Accusation, déclare dans l’Acte d’Accusation, que les troupes MLC en RCA, étaient sous commandement des autorités militaires et gouvernementales de cet Etat".
La défense rélève aussi qu'un rapport d'Human Rights Watch "faisait état des tentatives d’élimination physique, pour raisons politiques, de Mr J.P. Bemba, leader de l’opposition Congolaise, qui représente 42% des suffrages électoraux et Sénateur en fonction". Pour les amis du chef du MLC, ces accusations constituent "une forme plus subtile de son élimination de la scène politique"... et effectivement, de nombreux congolais ont considéré l'arrestation de Jean-Pierre Bemba comme un bon moyen pour Joseph Kabila d'écarter son plus féroce adversaire de la vie politique congolaise. Le MLC est toujours apparu comme une épine dans le pied pour l'équipe au pouvoir à Kinshasa ; le parti de Jean-Pierre Bemba compte en effet 109 députés sur 500 et 27 Sénateurs sur 110. Les partisans de Jean-Pierre Bemba se demandent enfin si "le Procureur de la CPI ne s’est-il pas trompé de suspect, alors qu’il est établi de manière indubitable que l’actuel Président Bozize et l’ancien président Patassé sont ceux qui de part et d’autre des belligérants, commandaient les troupes" et ne sont toujours pas par inquiétés par la CPI.
Christophe Rigaud
17:51 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0)
17 février 2009
RDC : Jean-Pierre Bemba risque la perpétuité
Dans une interview au journal "Le Soft", le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), Luis Moreno Ocampo estime que Jean-Pierre Bemba risque 30 ans au moins ou la perpétuité s'il est reconnu coupable. Le Procureur parle de "crimes effroyables" dont est accusé Jean-Pierre Bemba. Il estime égalemement son dossier "particulièrement solide". Une douche froide pour les partisans du leader congolais du MLC.
Selon "Le Soft", le Procureur de la CPI estime au qu’il tient bien l’homme et que «la responsabilité pénale individuelle de M. Jean-Pierre Bemba» est bien engagée et que «Jean-Pierre Bemba est responsable personnellement de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pour les exactions commises par ses troupes du Mouvement de Libération du Congo, le MLC, lors des événements de Centrafrique en 2002-2003». Le procureur Ocampo estime également que Jean-Pierre Bemba «était lié par un plan commun avec Ange-Félix Patassé, mais que les contributions que ce dernier a pu fournir à la réalisation de ce plan ne minimisent en rien ni n’empêchent en rien d’examiner la responsabilité pénale de Jean-Pierre Bemba en tant que tel» et que «Jean-Pierre Bemba est le plus haut responsable pour des crimes parmi les plus graves commis en Centrafrique lors de ces événements».
C'est un coup dur pour les sympathisants du MLC... surtout lorsque le procureur de la CPI évoque les peines encourues par Jean-Pierre bemba : "La Cour peut prononcer contre une personne qui serait déclarée coupable d’un crime de sa compétence une peine d’emprisonnement à temps de 30 ans ou plus ou une peine d’emprisonnement à perpétuité, si l’extrême gravité du crime et la situation personnelle du condamné le justifient. Il est évidemment tout à fait prématuré de discuter de la peine que M. Bemba pourrait recevoir à ce stade, alors même que l’audience de confirmation des charges est en cours. Il faut attendre d’abord une éventuelle confirmation des charges, puis le procès devant la Chambre d’instance et la procédure devant la Chambre d’appel, s’il devait y avoir un appel, et la décision finale", note Luis Moreno Ocampo.
Christophe Rigaud
Photo : campagne présidentielle 2006 - Kinshasa (c) www.afrikarabia.com Ch. Rigaud
Voir l'album photo d'Afrikarabia : REPORTAGE : Campagne présidentielle 2006 avec Jean-Pierre Bemba
10:27 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0)
16 février 2009
Sarkozy ne veut pas "démembrer" la RDC
Le Président français semble faire marche arrière dans la presse congolaise ce matin, devant le tollé qu'avait suscité ses récentes déclarations sur la situation au Nord-Kivu. La France n'a aucune volonté de "démembrement" de la République démocratique du Congo (RDC), affirme le président français.
"Mais pourquoi me parlez-vous de démembrement? Qui a dit cela? Ai-je jamais dit une telle chose, si contraire aux positions constantes de la France ?", indique Nicolas Sarkozy dans un entretien publié par plusieurs quotidiens congolais. "La souveraineté de la RDC et l'intangibilité de ses frontières sont des principes sacrés. Si un pays continuera de se battre pour garantir leur plein respect, ce sera bien la France", lance-t-il. "La France a toujours été, et elle restera toujours un allié fidèle de la RDC. Les polémiques n'ont pas lieu d'être et les procès qui nous sont faits sont sans fondement", conclu-t-il.
Le 16 janvier, le chef de l'Etat français avait évoqué "la place, la question de l'avenir du Rwanda", pays "à la démographie dynamique et à la superficie petite" et "la question de la RDC, pays à la superficie immense et à l'organisation étrange des richesses frontalières". Ces propos avaient suscité une vive polémique en RDC, où l'on parlait de projet de "balkanisation" du pays, au centre de guerres régionalLe Président français doit effectuer prochainement une visite en RDC... d'où le désarmorçage de la polémique ce matin. La date de cette visite n'a pas été annoncée officiellement mais elle devrait intervenir fin mars.
17:53 Publié dans République démocratique du Congo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rdc, monuc, kabila, sarkozy


